La Nouvelle-Zélande : entre déception et démystification

C’est fou comme il est dur d’écrire un article « négatif » à propos d’un pays. L’auto-censure et la conformité ne sont jamais loin, toujours prêts à nous faire supprimer un texte. Oui, mais non. Pas cette fois. La Nouvelle-Zélande et ses voyageurs méritent plus que ça.

Bon, je mets quand même un bémol à ce que je raconte : nous vivons ici depuis 4 mois maintenant, mais nous n’avons pas encore réellement fait de road-trip. J’espère donc qu’une seconde facette du pays viendra contrebalancer positivement tout ce que je m’apprête à écrire. Il n’empêche que tout ce que je dis ici reste mon ressenti actuel. Et même si mon avis change ou se modère, ce texte ne perdra pas de son sens pour autant.

SOMMAIRE D’ARTICLE

La Nouvelle-Zélande, ce pays qui fait rêver

A l’époque où nous essayions encore de faire des itinéraires pour notre voyage au long court, nous listions les pays qui nous attiraient, l’un comme l’autre. Si certains faisaient naître des débats et des argumentaires, la Nouvelle-Zélande était à l’inverse une évidence commune.

On ne sait pas bien quand et pourquoi on a commencé à rêver de la Nouvelle-Zélande. Je crois tout simplement qu’il s’agit d’un des pays les plus encensés par les voyageurs et que l’on a été influencés par internet. Il faut dire que les paysages sont incroyables et sont à eux seuls une raison de venir. Les lacs, les montagnes, les rando, les étoiles, l’air pur… Les kiwis sont également réputés pour être adorables, l’ambiance calme et apaisante, la nature reine des lieux… Et puis la Nouvelle-Zélande, c’est le pays du voyage en van. C’est pas dingue, ça, de découvrir un pays avec sa propre maison sur roues ?

Mais entre voyager dans un pays et y vivre, la différence est énorme.

S’installer en Nouvelle-Zélande ? Non, merci.

Quand on a commencé à dire à nos proches que l’on avait un PVT pour la Nouvelle-Zélande, que l’on comptait travailler et voyager ici pendant près d’un an, certains nous ont imaginés nous installer là-bas.

Après tout, ce n’était pas déconnant. Vu qu’on vadrouillait sans itinéraire ni date de retour, ils se sont dit qu’on était prêts à s’arrêter là où on se sentirait bien. Ce n’était pas vraiment notre objectif, mais en soi pourquoi pas. On n’est jamais à l’abris d’un coup de cœur !

Sauf que maintenant que nous sommes là, nous avons clairement noté dans notre tête la Nouvelle-Zélande comme LE pays dans lequel nous ne nous sentirions pas de vivre. Étrange, pas vrai ? Ça a l’air tellement magique, vu depuis Instagram !

Ben oui, mais la Nouvelle-Zélande ce n’est pas que des lacs turquoises et une voie lactée magique. La Nouvelle-Zélande, c’est aussi tout ce qui suit…

Salaires et coût de la vie

Pour être honnête, je pensais commencer cette section en expliquant à quel point ici la vie est chère et les salaires sont bas. Mais comme je suis une blogueuse sérieuse, j’ai pris soin de consulter les chiffres avant. Eeeeeeet… force est de constater que la situation réelle n’est pas très différente de la France.

Le SMIC local

Mais forcément, en tant que PVTistes, on n’est pas dans la même situation. Ni Max ni moi n’avons postulé à des jobs à long terme, donc dans nos domaines de formation et de compétences. On fait des boulots non qualifiés, payés au SMIC local (ou pas loin). Normal que notre vie ne puisse pas être la même !

Le SMIC néo-zélandais est à 16,5 dollars brut, soit 9,4 euros environ. En France, le SMIC horaire est à 9,76 euro. C’est effectivement un peu plus bas, mais pas tant que ça. En comparaison, le SMIC Australien est à 11,8 euros.

Enfin, pour faire un aparté, je tiens à rappeler qu’un SMIC est juste un salaire MINIMUM LEGAL imposé par l’état. Pas un montant honnête à donner à un salarié en échange de son temps et de son travail pour lui permettre de vivre (et de faire quelques trucs basiques, genre avoir un toit et nourrir sa famille, quoi). Mais passons.

Le coût de la vie

Le coût de la vie est également assez identique à celui de la France (à l’exception de l’alcool et du tabac, qui sont hors de prix). En revanche, les habitudes de consommation sont très différentes. Les fastfoods sont bien moins chers, par exemple. Mais si vous voulez manger du fromage (du VRAI, cf. point plus bas) ou des légumes et des fruits, il va falloir débloquer votre PEL. Et ça pour un expat’, c’est dur à vivre…

Voici une page du site partir.com qui compare les prix des produits basiques en NZ et en France.

En règle générale, on pourrait se dire que, la NZ étant une île, tout ce qui est importé coûte cher. Mais ce qui est dingue, c’est que les productions locales (cerises, kiwis, fraises…) ne sont pas moins coûteuses…

 

En plus de cela, certains services abordables en France sont impossibles à trouver en NZ. Par exemple, les maisons ne sont jamais isolées. Le chauffage ici coûtant extrêmement cher, pendant l’hiver il fait aussi froid dedans que dehors.

Les accès téléphones et internet sont également inabordables. Au point que les voyageurs (et nous mêmes) optent pour des forfaits français avec option internationale. C’est dire…

Le boulot

Quant à la qualité du travail…

Les jobs les moins payés sont aussi les plus durs et ceux qui ont le moins de reconnaissance. Mais évidemment, avec ma seule expérience de cadre parisienne, je ne me permettrais pas de comparer avec la France. Je pense que les travailleurs de beaucoup de métiers sont tout aussi peu valorisés en France qu’ici (les infirmières, les pompiers, les ouvriers, les profs, les agents de maintenance…).

N’empêche que d’expérimenter ça demande énormément d’humilité et d’ouverture d’esprit. Quand je me fais engueuler parce que je n’ai pas utilisé la bonne brosse sur la bonne assiette à laver, alors que j’en ai 50 en attente, tout ça en touchant 700 euros par mois, j’ai un peu envie de balancer mon master à la gueule du responsable et de l’inscrire de force sur une formation en management.

Malbouffe et fromage à l’huile

Un autre point très compliqué lorsque l’on part vivre dans un autre pays que le sien, c’est évidemment la nourriture.

Après 9 mois à manger du riz en Asie, j’étais très contente de retrouver une nourriture occidentale. Je rêvais de pizza et de pâtes, de pommes et de cerises !

Mais bon, passées les quelques semaines de ré-acclimatation, on déchante très vite. Il faut dire que la gastronomie ne fait clairement pas partie de la culture néo-zélandaise. Ici, les fastfood sont rois. Impossible de faire 1 km en ville sans tomber sur Wendy’s, Mcdonalds, KFC, Pizza Hut ou Domino’s. Comme je l’ai dit, les fruits et les légumes sont extrêmement chers, alors qu’une pizza de chez Pizza Hut coûte moins de 4 euros. Ça se ressent bien sûr sur la santé des locaux : en terme d’obésité, on est pas loin des USA ! Et malheureusement, les enfants ne sont pas épargnés…

En règle générale, les néo-zélandais n’ont pas appris les bases de l’alimentation. On entend ainsi quelques perles, du genre : « Je bois trois litres de coca par jour, c’est pour ma santé, ça me donne de l’énergie ».

D’ailleurs, les employés n’ont que 30 minutes de pause pour manger au travail. Entre le trajet pour se rendre en salle de repos et le temps de faire chauffer leur plat, il ne leur reste que quelques minutes pour avaler leur repas. Repas qui se compose essentiellement de chips et de nouilles chinoises instantanées. Dans ces conditions, impossible de se préparer quelque chose d’équilibré…

Personnellement, le truc qui m’énerve le plus c’est leur « fromage » industriel. Il s’agit d’une espèce de pâte jaune qui ressemble à du gouda. Mais dès qu’on la fait fondre, elle se dissout entièrement et laisse place à… une flaque de gras. HORRIBLE. Dans le même genre il y a aussi le chocolat composé majoritairement d’huile végétale et d’arôme de cacao.

Gentillesse VS politesse

Mais les néo-zélandais alors, ils rattrapent bien tout ça, hein… ? Hmmm.

Gentils par essence ?

Ce qui revient souvent dans les retours d’expérience de voyageurs en Nouvelle-Zélande, c’est la gentillesse des kiwis. En effet, les néo-zélandais ont la réputation d’être souriants, serviables, arrangeants, bref : adorables.

Mais il ne nous a pas fallu longtemps pour commencer à douter un peu de cette légende communément partagée. Non pas que tous les locaux rencontrés soient de gros connards antipathiques, évidemment. Mais de là à dire qu’il y aurait un gène de la gentillesse transmis de génération en génération, il faut pas pousser.

En fait, quand j’essaie d’analyser un peu les raisons qui poussent les voyageurs à considérer les néo-zélandais comme des gens particulièrement adorables (du genre plus que la moyenne des êtres humains), je me dis que cela vient en grande partie de la langue anglaise et de son usage.

Le poids des mots

J’ai toujours considéré que les francophones ont un rapport très particulier à la langue. D’après moi, nous accordons énormément de valeur au poids des mots.

Par exemple : vous est-il déjà arrivé de dire à quelqu’un que vous n’aviez pas vu depuis un moment qu’il/elle vous a manqué ? Si c’est le cas, cette personne était très probablement une personne proche, qui vous connaissait intimement. Vous vous sentiez réellement heureux(se) de le/la retrouver, au point de le lui dire. Il y a de la force dans ces mots, du poids qui provient de leur rareté et de leur honnêteté. Du moins, c’est le cas pour moi.

La politesse anglo-saxonne

Pourtant, « I missed you » est une phrase totalement anodine aux USA ou au Canada. Je me souviens avoir pesté, dans le métro de Chicago, en entendant deux « amies » se rencontrer par hasard et se lancer des « Haaawwww, how are youuuuuu? I missed youuuuu!« . J’avais envie de leur dire : « BORDEL, si elle t’a manqué, t’avais qu’à l’appeler et lui proposer un café au lieu de la croiser PAR HASARD dans le métro ! » !

Oui, je suis un peu sur les nerfs quand j’entends ce genre de déclaration dénuée de sens. Parce que pour une Européenne qui prend les mots au pied de la lettre, il faut un peu de temps pour s’habituer à cette pratique. Au début on se sent flattée, puis on réalise que ce n’est qu’une forme de politesse. Du coup on a l’impression qu’on nous ment, que les gens sont faux.

Mais ce n’est qu’un usage différent de la langue, qui n’est ni bien, ni mauvais. Le gros avantage, c’est que l’on se sent accueillis bien plus facilement. Rien à voir avec notre froideur française légendaire ! Le problème, c’est que si on s’attend à un début de relation profonde, on peut vite être déçus. La culture anglo-saxonne est polie et chaleureuse, mais il faut plus de temps pour se sentir réellement « lié » à quelqu’un. Enfin, c’est mon interprétation et celles des amis expat’ que j’ai dans ces pays-là.

Côté Nouvelle-Zélande

En Nouvelle-Zélande, c’est pareil. On vous demande si vous allez bien, comment se passe votre journée et même ce que vous avez fait le matin à chaque caisse de ciné, de supermarché et de restaurant. C’est très déroutant au début. Du genre « Quoi, elle veut vraiment que je lui raconte ce que j’ai foutu ce matin…? ». Mais bon, si on est un peu lucides, il faut bien admettre qu’on doit être le 2000ème client de la journée, et que cette caissière a un peu autre chose à faire que de retenir le programme de notre week-end. Alors on répond « not much, and you? », « same! », et la discussion est finie.

Alors oui, on a l’impression d’être accueillis comme des rois. Mais il s’agit de service client, principalement, et d’une politesse différente de la nôtre. On se fait quand même insulter par les chauffeurs si on ne démarre pas au quart de tour au feu rouge et engueuler par les fermiers si on a garé notre van trop près de leur parcelle de terrain. Donc, mollo, avec la gentillesse des kiwis.

Racisme à la noix (de coco)

Un des aspects dont on ne parle jamais à l’étranger quand on décrit la Nouvelle-Zélande, c’est le racisme. Pourtant, il est VRAIMENT incroyablement présent et décomplexé.

Les principaux visés sont les asiatiques et les immigrés des îles (Fidji, Philippines, Malaisie…). Il y a beaucoup de messages partagés par des Français sur la page Facebook des expat’ qui tombent des nues face à certains comportements.

Dans notre cas, on a découvert ça le jour où on passait une après-midi ensoleillée au camping. Un kiwi est venu nous voir, pour taper la discut’. Il nous demande ce que l’on fait, et on lui dit qu’on cherche du boulot. Et là, c’était parti pour un discours… Humm…

Il nous a dit que tous les jobs étaient pris par les étrangers. « On les appelle les « noix de coco » – dit-il en chuchotant à moitié – parce qu’ils ont la même couleur. Ces gens-là viennent chez nous pour prendre nos boulots ». Regard gêné de Max. Puis le mec enchaîne : « De toutes façons, moi je refuse de bosser en Nouvelle-Zélande. Les salaires sont bien trop bas. On va tous en Australie, c’est là-bas qu’on gagne de l’argent. ».

En soi, tu fais donc exactement pareil que les immigrés que tu dénigres salement, donc ? A la différence près que eux se tapent les jobs de merde que toi tu refuses de faire. Magnifique.

Et ce n’est qu’un exemple. Il ne faut pas imaginer (comme je le faisais naïvement) la Nouvelle-Zélande comme un pays plus ouvert, plus tolérant. Sauf peut-être en ce qui concerne l’homosexualité féminine (bien plus assumée qu’en France) et l’insertion professionnelles des handicapés. J’admets que ce sont deux points qui m’ont agréablement surprise en arrivant ici.

Méfiance des autres et propriété privée

Mais au delà du racisme pur et dur, les étrangers en règle générale ne sont pas forcément bien vus. On trouve ici cet état d’esprit qui consiste à se méfier par défaut de tout ce qui est inconnu et/ou différent. Et encore plus si ce quelque chose/quelqu’un est proche de sa propriété !

Voici un bon exemple.

Max et moi avons acheté un second van. Notre objectif est de l’aménager pour le donner à mon père qui veut venir nous voir. Sauf que comme on vit dans notre van à nous, on n’a aucun endroit où garer celui-ci. Un ami à nous (big up Zacounet !) nous aide donc en garant le second van devant chez lui. Il habite dans un grand quartier résidentiel, avec des rues très larges et des places partout.

Une semaine après avoir garé notre van devant chez lui, nous avions déjà reçu quatre voisins venus tour à tour se plaindre. Quand on leur a demandé quel était le soucis, ils ont tous trouvé des excuses plus débiles les unes que les autres. Certains qu’ils n’arrivaient pas à conduire à cause de nous, d’autres qu’on était trop proches d’un poteau électrique, ou encore que le van ne roulait pas assez (« je le sais, parce que je l’ai regardé toute la semaine »).

Le voisin d’en face, lui, à carrément refusé le dialogue et nous a directement menacé d’appeler les flics. Heureusement, le propriétaire de la maison de Zac nous a dit de ne pas nous inquiéter. Nous étions juste garé devant chez notre ami, il n’y a absolument rien d’illégal ou de gênant. Il nous a expliqué que nous nous trouvions sur une rue résidentielle et que les voisins sont des vieux rentiers qui détestent voir de nouvelles choses dans leur rue. Ouaip. Bonne ambiance.

Mais ce n’est pas un cas isolé. En van, même garés dans des rues publiques, gratuites, en ne faisant absolument rien de désobligeant (musique forte, cigarette, déchets par terre, etc.), on se fait tout le temps engueuler. Une fois, un jeune taré a même dit à Max de se barrer tout de suite, parce qu’il avait appelé ses potes pour lui crever les roues. Tout ça parce que la place de parking PUBLIQUE et GRATUITE sur laquelle il était garé était devant sa maison. Je me suis aussi faite engueuler parce que je m’entraînais à faire des manœuvres dans une rue résidentielle sans passage. En moins de cinq minutes, une des propriétaires était dehors et nous demandait de partir.

Mais bordel, c’est quoi qui tourne pas rond chez vous ?! Je veux dire, si je vois quelqu’un garé dans ma rue, au pire je l’ignore, au mieux je vais lui proposer un café !

Max s’est même fait virer de son premier job (agent d’accueil dans une entreprise de location de voitures) parce que son patron avait appris que l’on vivait dans un van et qu’il n’était pas d’accord. Mais sérieusement, qu’est-ce que ça peut te faire ??? Mêle toi de tes fesses, non ?

D’ailleurs c’est à peu près ce qu’on lui a répondu, et il a dit qu’en tant qu’employeur il avait le droit d’exiger que ses salariés aient un logement. J’aimerai bien voir la loi qui dit ça, tiens ! Heureusement, il a fallu moins de trois heures à Max pour retrouver du boulot. Tant pis pour toi, mec.

Dans ces situations on reste toujours calmes, en essayant de trouver un compromis. Mais souvent il n’est pas question de compromis : on dérange le paysage vide de la banlieue locale, point.

Et c’est là que l’on sent que l’on vit sur une île, avec peu d’habitants et peu de rencontres. Joie.

Pays de la nature, oui, mais polluée

Ok mais bon, la Nouvelle-Zélande c’est surtout des paysages de dingues, des rando, de la nature, partout, tout le temps. Oui, ben là encore… non.

La nature est effectivement le gros avantage du pays. Les habitants sont d’ailleurs des passionnés de chasse, de navigation et de pêche. Mais j’ai été surprise de leur manque de conscience écologique. Ils jettent leurs déchets n’importe où (hop, le sac Mcdo passe par la fenêtre de la voiture) et laissent les lumières allumées jour et nuit. Et SURTOUT, tout le monde conduit des gros 4×4 tunés bien polluants, avec second pot d’échappement. Ben oui, pourquoi se contenter d’un quand on peut en avoir deux ?

La différence avec les pays d’Europe vient pour moi simplement du fait qu’il y a ici beaucoup moins d’habitants au km2 (18 contre 94 pour la France !). Forcément, l’impact écologique est moins immédiat.

L’industrie laitière et l’exploitation bovine tuent les éco-systèmes jour à après jour. Les rivières sont majoritairement polluées et les poissons se font de plus en plus rares, comme l’explique cet article de France TV info.

Les normes de sécurité aussi sont moins sérieuses qu’en France. Max ayant bossé un moment dans l’amiante, il a été choqué de voir les employés ouvrir les SAS et utiliser leurs téléphones dans les zones contaminées, là où en France nous sommes bien plus stricts.

Donc non, il ne faut pas imaginer la Nouvelle-Zélande comme un pays incroyablement vert et respectueux de l’environnement. Du moins, pas plus qu’ailleurs.

Pour plus de détails sur l’écologie en Nouvelle-Zélande, voici l’article de De Monts et De Vaux : La réputation verte de la Nouvelle-Zélande: mythe ou réalité écologique ?

Et pour finir…

Je DE-TE-STE l’accent néo-zélandais.

Oui, là on est clairement sur un goût personnel. Mais après tout ce site n’est rien d’autre qu’un condensé de mon avis perso sur tout, tout le temps, alors bon ! Je ne suis plus à ça près !

Le cycle de l’expatriation joue son rôle

Vous l’aurez compris, la Nouvelle-Zélande a pour moi un petit arrière goût amer, un truc qu’on avait pas vu venir et qui déçoit pas mal. Je rêvais d’un bout de Scandinavie de l’autre côté de la terre, et j’ai découvert un mélange un peu bizarre entre Angleterre et USA. Je ne compte plus le nombre de fois où mon expérience ici m’a rappelée notre année à Chicago, alors que mes souvenirs Norvégiens et Suédois semblent tout aussi loin que le Vietnam ou la Colombie !

Évidemment, comme toujours avec TOUTES LES INFORMATIONS DU MONDE, il faut modérer ce que je raconte. Il s’agit de ma propre expérience, qui est la conséquence entre autres de mes attentes, de mon vécu et du contexte dans lequel on est arrivés ici.

Choc culturel et phase de crise

Je pense également que ces aspects négatifs me sautent à la figure parce que nous sommes dans une phase d’acclimatation qui est obligatoire lors de toute expatriation. C’est le processus du choc culturel, théorisé en 1960 par l’anthropologue Kalervo Oberg.

Quand on visite un pays pendant quelques semaines, on reste dans la phase de la découverte et de l’émerveillement, la « lune de miel ». Mais passée cette période, on entre dans la phase suivante, celle de « la crise » (le nom est déjà vachement moins glamour). Les différences avec notre pays d’origine sont dures à accepter et on est beaucoup plus négatifs face à notre environnement.

C’est une étape naturelle et humaine, qui peut être dure à vivre. Ça m’est également arrivé aux USA, en 2014. A l’époque, nous avions même des cours pour nous aider à surmonter cette période et à rester positifs. C’est d’ailleurs en repensant à ça que j’ai compris que la situation était quasi identique.

Pour en savoir plus sur le choc culturel, voici l’article du site French Radar qui explique en détail les différentes phases d’acclimatation.

Ceci explique donc notre positionnement et celui de nos amis ici, qui sont dans le même cas.

Après, il ne faut quand même pas jeter en bloc tout ce que j’ai écris ! Ça reste de vrais aspects observés du pays, qu’il faut prendre en compte si on veut le découvrir. Je reste persuadée que la Nouvelle-Zélande est clairement mystifiée par les voyageurs. On retrouve d’ailleurs des retours d’expériences similaires partagés ça et là sur internet. Quelques exemples : Valise Volante, New Eyes ou cette discussion sur le site PVTiste. D’autres à l’inverse tombent amoureux du pays…

Mais le mieux c’est de venir et de se faire son propre avis, après tout !

4 réflexions au sujet de « La Nouvelle-Zélande : entre déception et démystification »

  1. C’est marrant on dirait une copie du Costa Rica… je suis en pleine phase de rejet 😁 … par contre il nous a fallu 3 ans… mais comme tu le dis, tout dépend du ressenti, du vécu et de ce qu’on attend … ou espère. Je vais faire un tour sur ton blog… à plus

    1. Haha ! Cette phase n’est vraiment pas marrante. Quand on imagine l’expatriation on ne s’y prépare pas vraiment, et la première fois déjà je l’avais pas super bien vécu. Cela dit le pire, c’est qu’une fois toutes les phases de l’expatriation franchies, on arrive dans l’acceptation. Et une fois qu’on rentre en France, on devient expat’ de son propre pays d’origine. Ça ça doit pas être marrant à vivre non plus…
      Bon courage en tous cas 🙂

  2. Réflexion super intéressante sur l’usage de la langue je trouve ! J’attribuais ce côté « faux » des ricains et autres à leur culture tout simplement mais je me repasse des moments et en effet ça joue. Sinon aucun rapport avec la langue mais ça m’a fait penser à Essena O’Neill, une instagrameuse australienne qui a dénoncé l’importance du paraître en changeant la description de ses photos sur Instagram. Va voir sur Google images c’est marrant (enfin dans le sens surprenant, parce que la pauvre en a beaucoup souffert)

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