Voyager léger : un sac de 8 kilos au long court, c’est possible !

Voyager léger

« Etre partis avec un sac trop lourd » est le regret n°1 des anciens voyageurs au long court, selon le sondage effectué par le super site « Tour-du-mondiste ». Grâce à cette passionnante enquête, on apprend aussi que le sac des voyageurs fait 15 kg en moyenne. Comme le dit très bien François, l’auteur du site, c’est beaucoup trop. Une grande partie des voyageurs (ou futurs voyageurs) n’imagine pas partir pour une longue durée avec un seul sac de 40 L. Ils expriment souvent la peur de manquer, la difficulté à identifier l’essentiel du superflu ou tout simplement le manque d’information avant le départ. Voilà pourquoi j’ai décidé d’écrire ce billet : pourquoi et comment voyager léger.

SOMMAIRE D’ARTICLE


Qu’est ce que voyager léger ?

En fait, l’expression ne veut pas dire grand chose. Il y a des voyageurs qui se débrouillent très bien avec un petit sac de ville qui contient seulement une paire de sous-vêtements de rechange et une brosse à dent. Pour d’autres, avoir un sac de 8 kg et de 40L relève de l’exploit.

Pour ma part, j’estime que « voyager léger » c’est plutôt une technique d’équipement qu’un poids défini. J’essaie de respecter les principes énoncés dans les courants minimalistes que l’on voit fleurir aux USA. L’idée ce n’est pas d’avoir le moins de choses possible dans l’absolu, mais de supprimer toutes celles qui nous sont inutiles. Il y a un ratio poids/utilité à calculer pour chaque objet que l’on souhaite emporter, et la réponse est très personnelle. Chacun met la limite où il la sent. Pour certain, avoir un ordinateur va vraiment valoir le coup. Pour d’autres, les deux kilos que cela impliquerait ne serait pas « rentable » par rapport à leur usage du PC.

C’est d’ailleurs selon ce principe que je considère voyager léger, tout en ayant ma guitare de deux kilos avec moi. Le handicap de poids et de volume qu’elle apporte est balancé par ma satisfaction de pouvoir jouer avec quand je le veux. Pourtant, comme je souhaite aussi voyager à vélo à l’avenir, il n’est pas impossible que je m’en débarrasse. Le ratio ne sera plus en sa faveur !

Air de guitare en Inde
Air de guitare en Inde


Pourquoi voyager léger ?

1. Une philosophie

Avant même de parler des avantages concrets, la raison principale que j’ai envie d’invoquer ici c’est la question du style de vie.

Si j’ai décidé de partir en voyage au long court, c’était en partie parce que je souhaitais prendre du recul sur notre société. Je voulais me détacher des objectifs carriéristes et matérialistes qui s’offraient à moi pour apprendre à vivre avec moins de confort et de possession. J’étais persuadée qu’une fois que l’on acceptait de lâcher prise (arrêter les jeans inconfortables, le maquillage qui gêne, etc.), on finissait par s’épanouir réellement et bien plus sincèrement. J’avais une image un peu naïve et idéale du voyage, mais finalement pas si éloigné que ça de la réalité du terrain.

Avec le recul, je sais maintenant que tout le monde ne part pas dans cette optique. C’est surtout rare en Asie du sud-est, où l’on rencontre plus souvent des jeunes qui veulent profiter de pays pas chers ou des familles qui partent en vacances. Mais on rencontre quand même pas mal de personnes qui ont des objectifs un peu similaires, et bien plus que l’on pourrait se l’imaginer de l’extérieur.

Par ailleurs, il me semble moins dérangeant idéologiquement de rencontrer des gens qui vivent avec très peu lorsque l’on n’a pas l’équivalent du prix de leur maison sur le dos… L’essence même du voyage rime donc, pour moi, avec minimalisme.

rivières Cambodge
Traverser les rivières Cambodgiennes à pied, c’est mieux quand on porte peu de choses…


2. Les avantages pratiques

Si l’argument philosophique ne vous convient pas, ce n’est pas un soucis. Voyager léger c’est aussi un atout non négligeable pour beaucoup d’autres raisons !

  • C’est économique. Déjà avant de partir, parce qu’on ne claque pas son PEL dans les produits « indispensables » de Décathlon, mais aussi pendant le voyage. On marche plus, donc on paye moins de tuk-tuk ou de taxi et on peut s’éloigner des zones touristiques pour avoir des hôtels à meilleur prix. Sans parler de frais de bagages en soute évités.
  • On gagne du temps de corvée. Vivre sur les routes, c’est faire son sac quasiment un jour sur deux. Plus on a d’affaire, plus ça prend du temps. Et au bout de quelques mois, ça devient vite insupportable. Dans mon cas, il me faut à peine 5 minutes pour tout empaqueter. Et hop, on est repartis !
  • C’est meilleur pour la santé. Même si on ne porte son sac que quelques heures de temps en temps, le dos souffre jour après jour du poids que vous lui faites porter. Chaque gramme enlevé est un moyen de se réconcilier avec lui.
  • On a l’esprit plus libre. C’est aussi un des principes du minimalisme, que je valide tout à fait. Moins on a d’affaires, moins il est compliqué de se faire un inventaire mental rapide pour vérifier que l’on ne perd rien. Perso, moins j’ai de choses, mieux je me sens.
  • On réalise que l’on peut vivre très bien, avec très peu. C’est aussi un des objectifs du voyage pour moi. Et non, la consommation n’est pas une fin en soi, et en vérité l’être humain n’a pas besoin de grand chose pour vivre. Donc autant l’expérimenter !

3. Ce que j’aurai raté avec un sac plus lourd

Plus que tout, avoir un sac léger permet d’être libre. Et n’est ce pas le but ultime du voyage ? Si vous êtes encore sceptiques, voici quelques moments qui auraient été bien différents si nos sacs avaient été plus lourds :

rando en Inde

  • Le trek des Annapurna m’aurait probablement traumatisée si j’avais porté plusieurs kilos supplémentaires.
  • Les 5h de marche à Naypyidaw, en Birmanie, auraient été impossibles (ou compliquées), et on aurait dû opter pour un taxi hors de prix.
  • On aurait du acheter une deuxième moto pour visiter l’Asie du sud-est, la nôtre ne pouvant porter une dizaine de kilos supplémentaires dans les montagnes Vietnamiennes ou Laotiennes. Du coup j’aurai raté pleins de beaux endroits beaucoup trop difficiles d’accès pour une conductrice novice comme moi.
Notre Honda nous porte dans les montagnes
Notre Honda nous porte dans les montagnes


4. Voyager léger quand on est une fille

Je ne sais pas pourquoi, les gens sont persuadés qu’il est plus compliqué de voyager léger en étant une fille. Si vous prévoyez d’emporter votre lisseur ou des robes de soirées, c’est qu’à priori vous n’allez pas partir souvent à l’aventure. Dans ce cas, autant prendre une valise, qui respectera bien plus votre dos.

Pour le reste, j’avoue que je ne vois pas bien ce qui varie d’un homme à une femme. On a les mêmes besoins vitaux, jusqu’à preuve du contraire. Donc il faudrait éviter de continuer à propager l’idée que les femmes sont naturellement plus superficielles et dépendantes de leurs affaires (et vêtements)…

Rando en Birmanie, avec un sac d'appoint qui ne pèse que quelques grammes
Rando en Birmanie, avec un sac d’appoint qui ne pèse que quelques grammes


Comment faire ? Conseils pour voyager léger

Bon, une fois que l’on a compris l’importance d’un équipement de voyage léger, il faut savoir comment s’y prendre. Après des mois de voyage sous des climats très variés, voici les conseils que je retiens pour avoir un sac léger sans perdre trop de confort.

1. Éviter le « au cas ou »

C’est le pire ennemi du sac light. Pour un premier voyage, on a peur de manquer et de perdre beaucoup de confort. On va donc avoir tendance à emmener tout ce qu’on peut, pour pallier toutes les possibilités. Il en résulte automatiquement un sac beaucoup trop lourd et des objets complètement inutiles à trimbaler avec soi.

Garder donc en tête que si un objet est essentiel dans une certaine région du monde, il l’est aussi pour les habitants qui s’y trouvent et est donc commercialisé sur place (pour bien moins cher, d’ailleurs).

Il faut donc se rassurer et ne pas imaginer le reste du monde comme une grande terre inhospitalière à laquelle on n’est pas préparés. Ne prendre que ce que l’on sait déjà utile !


2. Identifier son type de voyage

La première étape pour préparer son sac est d’identifier le voyage que l’on souhaite faire. Les modes de transport et d’hébergement vont beaucoup impacter le type et le volume d’affaires à emporter. Un voyage en van permet naturellement de transporter plus de choses qu’un voyage à pied ou à vélo, par exemple.

Si l’on prévoit de dormir principalement en guesthouse ou en auberge de jeunesse (comme c’est le cas de 99% des voyageurs en Asie du Sud-est), il est inutile de transporter deux serviettes et un sac de couchage.

En revanche, si on prévoit de faire du camping sauvage, il faut penser à s’équiper en matelas et en duvet. Avoir une gourde filtrante et un réchaud peut aussi être une bonne idée.

Moto Inde sacs
Notre moto Indienne porte nos sacs


3. S’adapter au climat

Dans la même lignée que les deux points précédents, il est bon de garder en tête le climat des pays que l’on va visiter. Emmener un duvet en saison sèche au Cambodge peut sembler rassurant, mais il va immanquablement finir par vous gêner.

Une grande partie des voyageurs partent en fait seulement pour des pays chauds. Si avoir un sweat pour les nuits fraîches reste une bonne idée, il est inutile de se traîner toute la panoplie contre le froid. À l’inverse, un short dans l’hiver russe ne me semble pas très pertinent…


4. Utiliser le système de couches

Pour ceux qui partent longtemps dans des pays aux climats très variés (comme c’est notre cas), il ne faut pas pour autant avoir deux gammes de vêtements différentes.

L’idée est d’utiliser le système des couches. Les couches légères servent dans les climats chauds et sont complétées par d’autres en fonction des besoins. C’est très bien expliqué ici.

Pour le haut par exemple, je peux aller jusqu’à 5 couches : un sous-vêtement thermique qui garde la chaleur du corps, un t-shirt normal (qui sert tous les jours), un sweat (qui sèche vite), une doudoune light en plume et un imperméable coupe-vent. Avec ces 5 couches, je porte très peu de poids, je peux m’adapter à toutes les météos, et j’utilise toujours au moins l’une d’entre elle. Si il fait chaud mais qu’il pleut, je mets le t-shirt et l’imper. Un peu plus froid, le sweat ou la doudoune en plus. Vraiment froid, les cinq. Froid mais sans pluie, la doudoune mais pas l’imper, etc. Même à 5000 m d’altitude dans l’Himalaya, cette association n’a pas montrée de limite.

Toutes mes couches pour affronter le froid de l'Himalaya !
Toutes mes couches pour affronter le froid de l’Himalaya !


5. S’assurer de ne pas avoir d’objets qui font doublons

Ça va avec la règle du « au cas où ». Si deux objets ont le même but, c’est que l’un des deux est inutile et n’est pas optimisé. Et c’est immanquable : au bout de quelques semaines, celui qui sera le moins pratique ou le moins confortable finira au fond du sac et deviendra un poids mort.


6. S’équiper mieux, sans dépenser plus

Certes, il peut être judicieux d’avoir quelques vêtements techniques ou en laine de mérinos. Mais il ne faut pas vouloir non plus dépenser une fortune pour des produits hyper high-tech. Encore une fois, cela dépend de l’utilisation que l’on va en faire. Un voyage au long court, ce n’est pas une randonnée d’un an dans la jungle.

Perso, je n’ai que deux t-shirt. Je souhaite donc qu’ils sèchent vite (indispensable pour les pays froids) mais je n’ai pas besoin non plus que ce soit les derniers cris technologiques. J’ai un peu investi au départ sur quelques objets choisis (le duvet par exemple), mais il ne faut pas le faire sur tous. On trouve des matières qui sèchent vite en entrée de gamme maintenant. Et puis moins on dépense pour un objet, plus il nous sera facile de s’en débarrasser si il s’avère finalement inutile.


7. Tout faire rentrer dans son sac principal

La majorité des voyageurs ayant un gros sac (entre 60 et 90 L), ils prennent également un sac de ville pour les excursions à la journée.

Du coup, les déplacements sont encore plus contraignants. Voilà comment on se retrouve avec un énorme sac derrière, un autre devant, et qu’on emmène encore plus de choses parce qu’après tout, on a de la place. Personnellement, ni Max ni moi n’avons de sac de ville. Nous utilisons un sac en toile qui se plie sur lui-même et ne pèse que quelques grammes. Il est rangé dans notre sac principal dès qu’on n’en a pas d’utilité. On est donc beaucoup plus libres de nos mouvements, tout en ayant un sac à disposition au besoin.

Sac d'appoint tout compact et léger
Sac d’appoint tout compact et léger


8. Partager son équipement à plusieurs

Ça paraît évident, mais si on voyage en couple ou en amis, il est très intéressant de ne prendre qu’un exemplaire de certains objets. Trousse à pharmacie, trousse de toilette, gourde filtrante, sac à linge…


9. Alléger sa trousse à pharmacie

Je fais un point spécial pour ça, parce que c’est un truc qui m’a toujours fascinée.

Déjà en France, je trouve que les gens sont globalement très dépendants aux médicaments. Évidemment, je ne parle pas de traitements contre des maladies graves, mais plutôt du bobo de tous les jours que l’on va gérer à coup de cachetons. Je ne vais pas entrer ici sur les dangers de ces pratiques, ou sur l’impact sociétal que ça a.

Mais de ce fait, les voyageurs qui partent pour la première fois (et même après) emmènent avec eux des trousses à pharmacie dignes des meilleurs infirmiers. Le raisonnement est facile à comprendre : ils ne savent pas ce qui les attend, ils s’imaginent des pays sous-développés et sont angoissés à l’idée de tomber malades. Voilà comment on peut se retrouver avec 1kg de médicaments avec soi, que l’on ne va bien sur jamais utiliser.

Pas de panique !

Pour moi, la logique est très simple. Il n’y a que deux cas possibles :

1. Vous avez un accident ou une maladie grave. Dans ce cas, rien de ce qui se trouve dans votre méga trousse à pharmacie ne peut vous aider. Il faut vous rappatrier (si besoin) et vous faire soigner.

2. Vous avez une maladie commune, chiante mais sans gravité. Dans ce cas, les locaux y sont confrontés eux-aussi et ont des traitements adaptés.

Il ne faut pas imaginer le monde en dehors de l’Occident comme des déserts médicaux. Ok, je ne me ferais pas opérer à cœur ouvert en Birmanie, par précaution, mais pour le reste il n’y a pas de raison de s’inquiéter.

9. Ne pas imaginer le pire

J’ai rencontré un touriste au Vietnam qui avait emporté de la MORPHINE, au cas où.

À ce niveau, il devient même dangereux de se traiter soi même. Vous n’êtes pas médecin. Ce n’est pas parce que vous êtes à l’autre bout du monde que vous savez mieux qu’eux ce qu’il faut faire. Alors faites confiance aux locaux. Notez aussi que les manques de soins touchent les familles pauvres qui n’ont pas accès aux traitements. Pas vous. D’où l’importance de l’assurance voyage, d’ailleurs.

Oubliez aussi les aspi-venins ou autre outils « je-pars-dans-la-jungle ». D’une part, parce que vous n’y irez probablement pas. Et d’autre part parce que si vous y allez, ce ne sera pas avec votre gros sac à dos ni votre méga trousse.

On attend le train Birman
On attend le train Birman


10. Les fausses bonnes idées

Faire envoyer des affaires selon le besoin

On a testé ça au début de notre voyage. On savait que nos duvets ne nous servirait pas en Inde et on se les ai fait envoyer au Népal. Ce qui semble être une bonne idée sur le papier est en fait très contraignant. Avec les retards de la poste, on s’est retrouvés à attendre deux semaines à Katmandou. Sans parler du coût très élevé et du fait que nous avions dû anticiper notre venue vraiment à l’avance. Le but de voyager léger c’est de se sentir libre, donc les envois de colis ce n’est pas le bon plan.

Par contre, renvoyer des affaires inutiles en France, c’est toujours mieux que de continuer à les trainer avec soi, évidemment !

Le panta-short

Alors là, c’est un avis très personnel. Je sais que certains voyageurs aiment beaucoup ça. Mais perso, je trouve ça atroce. Les panta-short sont ces pantalons convertibles en short (avec un Zip) vendus notamment par Décathlon et Millet. Si l’idée à la base peut être intéressante, je trouve que c’est une horreur d’inutilité.

D’abord, ça n’empêche pas d’emmener un vrai short. Le pantalon converti en short n’est pas assez confortable et esthétique pour se suffire à lui même. Les voyageurs prennent donc un deuxième short avec eux, ce qui rend complètement inutile le panta-short.

Une question de goût… mais pas que.

Ensuite, le pantalon en lui-même est très moche. Je sais qu’on a toujours une tête de touristes quand on voyage en dehors de l’occident, mais bon, partir avec ça c’est un peu comme aller en safari organisé en Afrique avec des treillis et un chapeau d’explorateur. On devient un vrai cliché sur pattes…

Et puis surtout, ces pantalons sont très peu ergonomiques et passe-partout. Max et moi en avions chacun un pour notre road-trip en Scandinavie, et c’était une horreur. On les a maudit tout le long. Si on se réfère à la règle que tout doit avoir une utilité et couvrir le plus de situations possibles, il vaut bien mieux avoir un pantalon multi-fonctions (utile pendant les treks mais aussi en ville ou pendant des trajets de moto par exemple).

Perso j’ai opté pour un pantalon Uniqlo et c’était la trouvaille de l’année. Il est léger, respirant (mais est parfait pour le grand froid quand il est couplé avec un legging thermique), il fait « citadin » et est suffisamment souple et élastique pour servir pendant les treks. En plus il sèche très vite, ce qui est vraiment très important. Les panta-short, eux, servent seulement de « pantalons de rando », ce qui nécessite d’en emmener un autre.

Bref, les panta-short, ça pue !

Pantalon multifonction

La banane à argent et passeport

Beaucoup de voyageurs utilisent une pochette ventrale qu’ils mettent sous leur t-shirt pour garder leur argent. Selon moi, c’est la pire idée de l’année. Certes, il peut y avoir des pick-pockets dans les lieux touristiques. Mais d’abord, il ne faut pas être parano. Perso, c’est à Paris que je m’inquiéterais le plus pour ça, et ça ne me viendrait pas à l’idée de mettre une pochette sur mon ventre dans le métro. Pour le reste du monde, c’est pareil. La vigilance est partout de mise, mais pas excessivement non plus. C’est juste du bon sens. On peut donc tout à fait avoir un portefeuille ou un petit sac et simplement y faire attention. C’est moins contraignant qu’une pochette ventrale.

Mais surtout, cette pochette augmente considérablement le risque de perte. À la trainer partout, on fini forcément par y être négligeant. Au bout de quelques semaines de voyage, la viligence extrême des débuts s’appaise, on est plus à l’aise avec notre environnement, et le risque de l’oublier quelque part devient élevé. C’est quand même con…

Comment perdre son passeport…

Le plus dangereux, c’est de mettre son passeport dedans. Je me souviens d’une jeune française dans une auberge en Inde qui, pour son premier jour je voyage, avait perdu sa pochette qui contenait passeport et argent. Elle ne se souvenait pas d’où elle avait pu la laisser.

C’est pour ça que le passeport doit toujours être en sécurité. Autrement dit, PAS avec nous, qui pouvons le perdre ou se le faire voler. Ça je l’ai bien appris en Colombie ! Quand on se fait braquer (comme ça m’est arrivé), les voleurs n’ont pas d’intérêt pour les papiers. Mais sur le coup ils ne vont pas faire le tri et vont tout prendre. Voilà comment perdre son passeport de façon idiote.

Sa place est dans la poche interne du sac principal, à l’abri des vols et de la perte. Et pour l’argent, rien de tel qu’un portefeuille qui contient l’argent de la journée, le reste étant également rangé dans le gros sac (ou mis dans un casier quand on se trouve dans une auberge).

Les gadgets « indispensables »

Le vendeur du vieux campeur vous a proposé pleins de produits hyper utiles avant le départ, et ça vous angoisse de passer à coté et de le regretter une fois sur la route.

Mais pas de panique, ça s’appelle du marketing ! En réalité les gadgets sont toujours superficiels et encombrants. Pas besoin de sac hermétique spécial « lessive à la main » ou de coque en plastique pour faire pipi debout quand on est une fille. Enfin, c’est comme vous voulez, mais perso je ne me suis jamais dit que ça me manquait !

Népal Montagne
Gravir des montagnes, c’est mieux quand notre sac ne nous cloue pas sur terre !


3. Faire confiance aux retours d’expériences

Quand on ne sait pas quoi emmener, on se tourne vers les blogs qui donnent des conseils. Et c’est une bonne idée. Mais il faut garder en tête quelques détails.

Éviter les blogs des tour-du-mondistes

Bon, le titre de cette section est un peu méchant, mais je m’explique.

Les tour-du-mondistes partent souvent pour leur premier voyage au long court. Ils écrivent d’ailleurs leur article de « préparation » avant de partir. J’imagine que ça permet de vivre l’euphorie du départ et de se projeter un peu. Le problème, c’est qu’ils donnent ainsi des conseils sur un équipement qu’ils n’ont jamais testé, ayant d’ailleurs aucune expérience de voyage (du moins au long court). Chacun récupère les infos les uns des autres, et tout le monde part avec un sac plus grand que mon appart parisien (ou pas loin) ! Du coup je déconseille vivement de se baser sur ces articles, souvent bourrés d’objets « au cas où ».

Les sites que j’aime

En revanche, certains reviennent mettre leur liste à jour pendant ou après leur voyage, comme Novo-monde. Et ça c’est super utile ! Mon avis perso, c’est plutôt de consulter les sites des blogueurs voyage professionnels. Ils font ça tout le temps, ont leurs habitudes et ont adapté leur sac au fil des années. Lesacados ou Alex Vizéo sont de bons exemples.


La liste de mes affaires

Aller, à mon tour de participer en décrivant de mon équipement. J’adore lire ça sur les autres blogs, alors je m’y colle aussi. Des fois que ça aide de futurs voyageurs…

Voici la liste de mes affaires, pour un total de 8 kilos environ dans un sac unique de 40 L.

Note : ceci est la liste de toutes mes affaires, mais Max et moi optimisons nos sacs quand on voyage ensemble. Je prends l’ordi mais il prend la trousse de toilette (une seule pour deux), par exemple. C’est donc souvent encore moins lourd que ça.

1. Les sacs et draps

Sacs légers

  • 1 sac principal + sur-sac : Millet Ubic pour femme en 40 L avec housse de protection (indispensable pour la moto, la saleté et la pluie)
  • 1 sac d’appoint : qui se replie sur lui-même et ne pèse que quelques grammes. Un pour deux.
  • 1 sac de couchage : Cumulus Panyam 450 (température de confort de 0° pour moins de 900 g).
  • 1 Draps de soie : dispensable mais utile pour l’Asie, pour seulement 100 g (et protège le duvet dans les pays froids)
  • 1 Sac à linge hermétique : sac en plastique pour mettre son linge sale. Léger et hermétique pour éviter les mauvaises odeurs dans le sac principal. Un pour deux.
  • 1 Pochette à vêtement : permet de regrouper tous mes vêtements et d’organiser bien plus facilement le contenu de mon sac.
  • 1 Trousse à pharmacie : une pour deux (voir plus bas).
  • 1 Trousse de toilette : une pour deux (voir plus bas).
  • 1 Pochette à câbles : regroupe tous mes câbles pour appareils électroniques (un pour deux).
  • 1 serviette en microfibre
  • Pochette « divers » : voir plus bas.
  • Portefeuille

2. Les vêtements

Les vêtements de voyage

  • 1 sweat en mérinos
  • 1 Doudoune light
  • 1 Imperméable coupe-vent Gore-Tex
  • 1 t-shirt thermique à manches longues + legging thermique : garde la chaleur du corps, quand il fait vraiment froid.
  • 2 t-shirts + 1 débardeur : à alterner pour les laver
  • 1 short
  • 1 pantalon multifonction : sert pour les treks, les journées de moto, les journées dans les pays froids, etc.
  • 1 Sarouel : pour les pays chaud mais où on ne peut pas se mettre en short, ou comme pyjama dans les dortoirs.
  • 3 paires de chaussettes : une haute et deux courtes.
  • 1 maillot de bain : sert aussi de sous-vêtements en cas de besoin.
  • 3 culottes
  • 1 soutif et 1 brassière (pour les treks ou les journées de moto)
  • 1 paire de sous-gants fins pour le froid + gants en polaire : achetés au Népal et gardés pour la Nouvelle-Zélande.

3. Les chaussures

Chaussures de voyage

  • 1 paire de baskets de trek : chaussures principales, à changer tous les six ou huit mois.
  • 1 paire de tongues : solides et résistantes à l’eau, pour les douches, l’intérieur, les balades…

4. La trousse de toilette

Trousse de toilette de voyage
  • 1 brosse à dent + dentifrice
  • Shampoings : sachets individuels comme on en trouve en Asie
  • Mini lingettes pour bébé : pour les treks (pas trop, c’est rare de s’en servir)
  • 1 épilateur + un rasoir jetable
  • Protections périodiques : cup + quelques tampons et mini-serviettes
  • Pain de savon : à garder dans un sac zippable hermétique
  • 1 mini déodorant
  • Cotons-tiges
  • Préservatifs
  • 1 stick à lèvres
  • Élastiques pour les cheveux

5. La trousse à pharmacie

Trousse à pharmacie de voyage

  • Quelques aspirines
  • Médicaments en cas de cystite
  • Des pansements
  • Des mini-ciseaux : utiles pour pleins de trucs mais pas la pharmacie en fait…
  • 1 pince à épiler
  • Des lentilles jetables à ma vue : pour les journées de plage ou en cas de problème avec mes lunettes de vue.
  • 1 mini kit de couture : offert dans un hôtel en Birmanie.

Note : j’avais acheté une trousse de voyage mais j’ai finalement tout jeté pour ne garder que la housse…

6. Le matériel technologique

Matériel informatique de voyage

  • ordi + housse + mini-souris
  • téléphone portable
  • iPod
  • Les câbles de chargement
  • 1 adaptateur universel : vraiment pas indispensable, on trouve des adaptateurs partout.

7. Les papiers administratifs

Papiers administratifs en voyage
  • Copies imprimées des papiers importants : page vaccination du carnet de santé, carte d’identité, page principale du passeport…
  • Carte d’identité
  • Passeport
  • Carte bleue de rechange
  • Carnet de vaccination international
  • Quelques photos d’identités
  • Stylo + calepin

8. Divers

conseils pour voyager léger

  • 1 couteau suisse
  • Jeu de cartes
  • 1 cadenas
  • Paire de lunettes de soleil
  • 1 clé USB
  • Crème solaire
  • 1 lampe frontale
  • Un peu de corde à linge

Voilà pour mon dossier sur comment voyager léger. J’ai écumé beaucoup de sites sur le sujet avant et pendant mon voyage. J’ai donc essayé de les résumer en y ajoutant mon expérience personnelle ici. J’espère qu’il pourra être utile à quelqu’un !

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