Pourquoi acheter un van en NZ
Le pays du van
La Nouvelle-Zélande ne possède pas un réseau ferroviaire très développé ni des bus inter-cités fréquents. Il est évidemment possible de visiter le pays avec les transports en commun, mais cela peut s’avérer plus complexe qu’en Europe, en Asie ou en Amérique. La configuration des villes suppose que les habitants possèdent des voitures personnelles, ce qui rend les déplacements sans véhicule assez difficiles. Si le vélo reste une option écologique, la majorité des voyageurs privilégie les vans ou les breaks.
Économies sur le moyen/long terme
La location peut être une solution, mais son coût est élevé (au moins 30 dollars par jour pour une voiture et au moins 100 pour un van), ce qui n’est pas idéal sur le long terme. En général, il est conseillé de louer pour une période inférieure à deux mois sur le territoire afin de limiter le temps passé à l’achat et à la revente : au-delà, acheter devient plus intéressant.
Purcher un van en Nouvelle-Zélande permet aussi d’économiser sur le logement. Les hôtels et auberges peuvent être coûteux et parfois rares, ce qui fait du van une nouvelle maison sur roues.
Attention toutefois aux promesses du type « on peut gagner de l’argent en revendant au bon moment ». Cela peut arriver, mais dépend aussi de facteurs extérieurs (voir la section Revente). Il est plus prudent de ne pas compter là-dessus.
Acheter son véhicule
Maintenant que l’on sait que l’on veut acheter un véhicule, il faut choisir lequel et le trouver. C’est une étape stressante du voyage, car elle implique un investissement et un risque important.
Quel modèle et quel prix
Il est difficile de fixer un prix de van en NZ, car les tarifs fluctuent selon la saison et l’offre et la demande. Certains voyageurs bradent les vans proches de leur départ, mais il vaut mieux ne pas compter dessus, car ce n’est pas toujours éthique et cela peut nuire à la confiance lors d’échanges futurs.
Qu’est-ce qui fait varier le prix ?
- Les vans les plus répandus sont les Toyota Hiace et les Mitsubishi L300, des modèles robustes qui résistent bien au fil des années.
- Les vans backpackers en NZ peuvent avoir plus de 25 ans; plus le van est jeune (et avec moins de kilomètres), plus il est cher. Ce n’est pas le seul critère.
- Si le véhicule est rehaussé et/ou rallongé, il est souvent plus confortable et donc plus cher.
- Si la cuisine est intérieure, le véhicule est généralement plus rare et peut être moins pratique, ce qui peut influencer le prix.
- L’équipement électrique (panneaux solaires, frigo, pompe à eau) fait aussi grimper le tarif. Sans ces équipements, le coût peut être moindre.
On compte généralement entre 4000 et 6000 euros pour un grand van répondant à certains critères. Le prix peut baisser si le véhicule est très ancien ou avec un kilométrage élevé. Bien sûr, le prix affiché n’est pas toujours le prix final et la négociation est de mise.
Importance de l’intérieur ?
Les débats existent entre voyageurs sur l’importance d’un intérieur esthétique et agréable. Certains estiment que l’apparence ne doit pas primer sur la fiabilité et l’entretien, mais il est normal que l’on souhaite se sentir bien dans un espace de vie réduit, surtout pour le long terme.
Pour beaucoup, vivre dans un van exige un intérieur lumineux et pratique. Il faut que l’espace soit confortable pour favoriser le quotidien, y compris en travail ou en vie sociale à bord.
La norme self contained
En Nouvelle-Zélande, il existe deux types de camping: ceux accessibles à tous et ceux réservés aux véhicules certifiés « Self contained » ou autonome. Cette certification indique que le véhicule peut théoriquement vivre en autonomie pendant trois jours sans nuire à l’environnement. Cela implique notamment des réserves d’eau suffisantes, des systèmes d’évacuation pour les odeurs et des toilettes portables.
Bien que critiquée par certains, cette norme est utile pour trouver des lieux où dormir. Sans cette certification, il faut souvent se rabattre sur des campings payants ou arriver tôt pour trouver une place, ce qui peut être contraignant. Acheter un véhicule certifié peut donc faciliter le voyage et aider à la revente.
Il est possible d’essayer de dormir dans un camping pour SC avec un véhicule non certifié, mais cela peut entraîner une amende importante. Les contrôles sont fréquents et rarement indulgents.
Éviter les arnaques
Le commerce des vans de backpackers peut attirer des praticiens peu scrupuleux. Des mécaniques proposent des tarifs gonflés lorsqu’ils entendent un accent, et certains locaux cherchent à profiter des voyageurs. Il peut arriver que des vans non conformes au WOF soient trafiqués pour masquer des défauts. Une expérience passée illustre ce risque et sert de rappel: mieux vaut rester vigilant et bien vérifier l’état du véhicule avant l’achat.
Pour en savoir plus sur les arnaques et les vérifications à effectuer avant achat, voir la rubrique dédiée ci-dessous.
Trouver des annonces
La plupart des annonces se trouvent sur des groupes et le marché Facebook. On peut aussi faire le tour des auberges ou passer par le site Trade Me, équivalent local du Bon Coin.
Faire une visite
Lors d’une visite, voici ce qu’il faut vérifier :
- La date et le dernier rapport du WOF. Le WOF s’effectue tous les 6 mois pour les véhicules antérieurs à 2000 et annuellement pour les autres. Les contrôles peuvent être exigeants et les réparations coûteuses.
- La profondeur des pneus (à surveiller au-delà de 3,5 mm).
- La rouille, parfois capitale : vérifier sous le châssis et autour des portes et des fenêtres; si possible, passer un aimant dessus.
- Le fonctionnement général : clignotants, klaxon, direction assistée, bruit du moteur, etc.
- Les factures d’entretien et l’historique du véhicule.
Les vérifications plus poussées
Si le véhicule semble en bon état, deux vérifications plus approfondies peuvent être réalisées :
- Le VIR, Vehicle Information Report, en ligne, pour connaître l’historique (vols, amendes, kilométrage trafiqué, etc.). Coût : environ 20 dollars.
- Le Pre Purchase Mechanical Check, effectué par un mécanicien et coûtant entre 150 et 180 dollars. Il faut laisser le véhicule une heure pour un diagnostic complet.
Ne pas trop s’inquiéter si le rapport comporte plusieurs points à discuter. Les vans néo-zélandais sont souvent plus âgés et peuvent présenter diverses remarques. L’important est d’évaluer la gravité des points et d’en discuter avec le vendeur pour proposer un prix équitable.
Faire la transaction et devenir propriétaire
Une fois le véhicule trouvé, le paiement se fait généralement par virement en ligne. Si le transfert n’est pas instantané, le vendeur peut demander une forme de garantie temporaire et accompagner l’échange jusqu’à la réception des fonds.
Il faut ensuite se rendre au centre VTNZ pour obtenir le transfert de propriété. Si un permis néo-zélandais est en place, il est possible de l’activer en ligne et de finaliser l’enregistrement.
Et voilà, la propriété est officiellement transférée — impressionnant, non ?
Vivre et voyager en van
Avec un véhicule, plusieurs questions pratiques reviennent régulièrement : où dormir, comment gérer les réserves d’eau et de carburant, et où prendre une douche ?
Les différents campings
La Nouvelle-Zélande offre une grande variété de campings, des resorts coûteux à des options gratuites plus simples. Pour un voyage moyen/long terme, il est courant d’éviter les campings payants fréquents et de privilégier les campings gratuits lorsque cela est possible. Ces campings offrent en général au moins des toilettes, et parfois de l’eau et des douches froides.
Des campings low-cost existent aussi dans les zones touristiques et demandent une participation de 8 à 13 dollars par personne et par nuit. Le paiement se fait souvent par une boîte dédiée, et des amendes peuvent être infligées en cas de non-paiement.
Pour localiser les campings, les applications CamperMate et WikiCamp sont utiles et permettent de filtrer selon la localisation et les besoins du voyageur. Attention toutefois pendant les périodes de pointe : certains emplacements se remplissent rapidement, notamment les campings gratuits non Self Contained.
Les réserves d’eau
La consommation d’eau dépend du type de pompe. Une pompe manuelle consomme moins qu’une pompe automatique. Même si une pompe automatique est pratique, il peut être utile d’en garder une manuelle comme option de secours.
Au besoin, on peut tenir près d’une semaine avec un bidon de 25 L en buvant et en cuisinant; on utilise des points d’eau extérieurs pour la vaisselle et la lessive, avec du savon biodégradable.
Pour remplir les eaux propres ou vider les eaux usées, les points de vidange sont répandus et repérables via les applications CamperMate.
Les douches
Des campings gratuits peuvent proposer des douches froides accessibles librement. Sinon, la piscine municipale locale est une option économique, avec des tarifs autour de 3 à 6 dollars. Des douches payantes existent aussi près de certaines attractions; CamperMate permet de trouver l’option la plus adaptée sur place. Et sinon, on peut aussi se rafraîchir dans un lac.
Recharger ses appareils
La solution recommandée est une seconde batterie connectée à un onduleur. Elle se recharge en roulant et n’empiète pas sur la batterie principale lorsque l’on s’en sert. Avec une configuration adaptée, on peut tenir plusieurs jours sans rouler.
Utiliser internet
Pour rester connecté, de nombreux voyageurs souscrivent à un forfait international qui offre une généreuse quantite de données. Le coût peut être très avantageux comparé à des cartes locales, et reste une option pratique pour rester en ligne tout en voyageant.
Notez que la couverture réseau peut varier selon les zones rurales, forestières ou montagneuses, et qu’il est parfois nécessaire de planifier l’accès à Internet autour des déplacements.
Coût de l’essence/diesel
En NZ, l’essence est généralement plus chère que le diesel. Une taxe sur les véhicules diesel est parfois appliquée et peut influencer le coût total. Le diesel demeure souvent plus économique globalement. Pour trouver les stations les moins chères, l’application Gaspy est utile et peut afficher des écarts significatifs selon les régions.
Entretien du véhicule
Les garages sont répandus et accessibles sur tout le territoire. Le changement d’huile est recommandé tous les 10 000 kilomètres et peut coûter entre 150 et 180 dollars chez un professionnel. Sinon, il est possible de trouver un ami mécanicien pour un coût moindre.
Passer d’une île à l’autre : le ferry
Pour visiter les deux grandes îles avec un van, il existe une ligne de ferry entre Wellington et Picton. Le trajet est relativement onéreux (environ 70 dollars par personne et 100 dollars pour une voiture). Le van reste classé comme véhicule standard, sans frais supplémentaires pour les poids lourds.
Revendre sa maison sur roues
Après le voyage, la revente peut être une étape stressante. Pour vendre dans de bonnes conditions, il faut prévoir du temps et rester flexible face au marché. Le marché des vans est volatile et peut connaître des pics et des creux selon les périodes, le tourisme et l’offre disponible.
Prévoir du temps
La première règle pour une vente relativement sereine est de prévoir du temps. Une vente pressée peut être risquée et défavorable. Après une période de forte activité en été, il peut arriver que le marché ralentisse, il faut donc être prêt à s’adapter et peut-être retarder le départ si nécessaire.
Si l’achat et la revente se suivent rapidement, il est possible d’envisager des options alternatives comme un déplacement temporaire vers une autre île pour optimiser les vols et les transferts.
Faire le WOF
Pour vendre, il est préférable que le véhicule possède un WOF récent. Si le mécanicien ne valide pas le contrôle technique pour une raison quelconque, un délai d’un mois est accordé pour réaliser les modifications nécessaires. Passé ce délai, le véhicule ne peut plus rouler. La réglementation précise qu’un véhicule vendu doit avoir un WOF valide pour au moins un mois après la transaction. Si ce n’est pas le cas, l’acheteur signe une lettre attestant qu’il est conscient que le véhicule peut ne pas passer le prochain contrôle et qu’il l’achète en l’état.
Créer une jolie annonce avec de belles photos
Bien que cela puisse sembler superficiel, une annonce soignée aide énormément. Des photos lumineuses et propres permettent aux acheteurs potentiels de se projeter. Il vaut mieux nettoyer et mettre en valeur le véhicule pour attirer l’attention et favoriser les visites.
S’adapter à la demande
La dernière étape consiste à ajuster son prix selon le marché du moment. Si vous aviez prévu 28 000 dollars mais que peu d’acheteurs sont prêts à payer ce montant pour un Hiace de 1991, il faut être prêt à négocier. Il peut être judicieux de proposer un prix inférieur à celui auquel vous l’avez acheté. Dans certains cas, une légère perte peut être acceptable si le véhicule a été utilisé pendant le voyage et a finalement apporté une expérience précieuse.
En somme, voici l’essentiel sur l’achat et la revente d’un van en Nouvelle-Zélande. Il est également possible d’acheter un véhicule vide et de l’aménager soi-même. C’est une option que certains voyageurs choisissent pour adapter le van à leurs besoins et à leur budget.
Pour d’autres récits sur l’achat de van en Nouvelle-Zélande, vous pouvez consulter les échanges et témoignages disponibles dans les sections associées.
