Acheter, conduire et revendre une moto en Inde du Sud

Royal Enfield

Après trois semaines en solo en Inde du Sud, Max a fini par craquer et par réaliser l’envie qu’il ressassait depuis un moment : acheter une moto pour vadrouiller dans le pays. Et pas n’importe laquelle ! Une Royal Enfield, les mythiques et magnifiques motos Indiennes (et pour que je dise d’une moto qu’elle est belle, il faut vraiment qu’elle le soit !).

Après quelques semaines de voyage en moto (et vu comment on a galéré pour trouver des infos en ligne), je me suis dit que je pouvais faire un petit récap’ de notre expérience et des points à retenir.


SOMMAIRE D’ARTICLE


Pourquoi acheter une moto en Inde ?

Déjà, pas pour faire des économies ! Contrairement à l’Asie du Sud-est, voyager à moto en Inde coûte bien plus cher que de prendre des bus ou des trains locaux. L’essence n’est pas donnée, et on ne parle pas ici d’un investissement de 200 euros sur une vieille Honda Vietnamienne (voir les prix plus bas).

Non, ce n’est pas une raison financière, évidemment. Voyager à moto en Inde, c’est une expérience dingue.

Un peu comme partout, avoir son propre mode de transport permet vraiment de sortir des sentiers classiques et de découvrir l’arrière-pays. D’aller là où les trains ne s’arrêtent pas et où les touristes ne prennent donc pas le temps d’aller. Même si je n’ai pas voyagé longtemps avec (15 jours), mes meilleurs souvenirs indiens y sont liés. Les contacts avec la population sont très différents, et ils sont fiers de nous voir au guidon de leur bécane nationale.

tuk-tuk indien
Le chauffeur de tuk-tuk roule à notre hauteur pour mieux nous observer… Dans l’hilarité générale

En revanche, il est important de prendre en compte le temps dont on dispose sur place : nous avons fait l’erreur de l’acheter alors qu’il ne nous restait à peine plus d’un mois dans le pays (erreur numéro 1 !). En comptant les démarches administrative et le temps de la revente, ce n’était clairement pas suffisant pour être sereins, et c’est ce qui nous a gâché l’expérience. Je dirais donc que c’est à faire si on a au moins deux mois devant soi ou si les visa sont extensibles. Si ce n’est pas le cas, autant se tourner vers une location, quitte à ce qu’elle coûte plus cher.


De quels permis ai-je besoin ?

Techniquement, le permis moto est nécessaire pour conduire une moto en Inde. Dans la réalité, j’ai beaucoup entendu que le permis international voiture suffisait en cas de contrôle. D’ailleurs il nous a suffit pour faire les démarches pour devenir propriétaires du véhicule. L’Inde, ce joyeux bordel administratif !

Mais au delà du critère légal, c’est surtout une question d’expérience et d’aisance sur les routes. La conduite en Inde peut être très sportive : il faut être réactif, savoir réagir comme il faut avec la sérénité qu’il faut pour ne pas être un danger pour soi et pour les autres. Conduire avec la boule au ventre et sous le coup du stress peut devenir un supplice et être très risqué. J’ai adoré conduire sur les routes désertes ou les autoroutes moyennement fréquentées. Mais jamais de ma vie je ne me serais risquée ailleurs. Dès que je ressentais de la fatigue ou un peu d’angoisse, je m’arrêtais et je donnais le guidon à Max. Bon, moi c’est particulier puisque j’apprenais à conduire. Mais quand même !

Mes premières leçons de conduite : pour passer la première sans jamais caler !

Les assurances

En revanche, le plus gros soucis n’est pas au niveau des contrôles de police (qui se règlent avec des billets dans la poche, permis ou non). Le problèmes est qu’il est difficile d’être assurés en cas d’accident.

La moto est couverte par l’assurance locale prise par le propriétaire (voir paragraphe suivant). Mais pour nos petites personnes, c’est plus compliqué.
Déjà, sans permis, c’est impossible. Personne, nul part, n’est assuré en cas de conduite illégale, évidemment. On a donc fait une croix dessus.

En revanche, si vous avez un permis moto, c’est possible. Il faut pour cela faire une traduction internationale de votre permis, puis un équivalent en permis local, puis souscrire à une assurance voyage avec option « conduite de moto ». Sauf erreur de ma part, la majorité des assurances de voyage basiques ne couvrent pas lors de conduite de tous les types de véhicules. Il faut ajouter une option et payer des frais supplémentaires.

En tous cas, les démarches sont longues et compliquées.

Ne pas être assuré est un gros risque. Certains diront même que l’on est inconscients, ce qui n’est pas tout à fait faux. Bon, déjà on ne conduisait jamais vite (pas plus de 60 km/h). Mais évidemment, un accident est toujours possible et peut être très dangereux. C’est un risque que l’on a couru. Bizarrement, les voyageurs prennent ce risque en Asie du Sud-est (et surtout au Vietnam) mais beaucoup moins en Inde. Pourtant, la conduite y est moins dangereuse, je trouve !

En tous cas c’est pour cela que pour notre prochain voyage à moto en Inde, on prévoit cette fois d’être dans les règles. Permis moto, permis local, assurance, la totale ! La sérénité d’esprit c’est pas mal, quand même.


Acheter une Royal Enfield

Choisir le model

Une fois que l’on s’est décidé, il va nous falloir trouver l’engin. Et déjà là, ça peut être compliqué. Soit on l’achète neuve (mais il faut prévoir de nombreux mois à l’avance, avoir des contacts en Inde pour faire les démarches et être prêt à la payer très cher), soit on l’achète d’occasion à un particulier.

Ceci se fait très fréquemment en Inde : le nombre de motos dans les rues est impressionnant. Il y a beaucoup de turn-over, d’offres et de demandes. Les transactions se font en quelques jours.

Je conseillerais d’ailleurs de choisir un modèle classique en 350cc plutôt que les Bullet et les 500cc. D’une part parce que ces modèles se vendent et s’achètent moins, mais aussi parce que les pièces d’une classic 350 se trouvent vraiment partout, contrairement aux autres modèles.

Écumer les sites de vente à particulier

Une fois que l’on sait ce que l’on cherche, le mieux est d’aller sur OLX.in qui est l’équivalent du bon coin en Inde. Les mécanos peuvent nous mettre en contact avec des vendeurs, mais ils vont se prendre une jolie commission et essayer de nous faire payer plus que le prix réel de la moto. On a préféré passer directement par les particuliers.

A présent, il faut bien observer les prix et demander si possible à des locaux de nous aiguiller quant aux valeurs réelles des offres. En effet, les prix affichés vont être prévus AVANT négociation, et ne seront donc pas du tout fidèles à leurs valeurs.

Négocier

Ça a été notre erreur numéro 2 : nous avions payé la nôtre 105 000 roupies (pour un modèle en parfait état de 2015) alors qu’on n’aurait pas dû la prendre au dessus de 95 000… Ca fait déjà une grosse différence qui se sent à la revente (et dans notre budget !). Il faut compter autour de 100 000 roupies (1330 euros environ) pour une Royal Enfield Classic 350 d’occasion, sachant évidemment que le prix va dépendre de son âge, son kilométrage, de l’urgence de la vente chez le vendeur et de nos capacités de négociations !

Une fois que l’on a trouvé une offre et qu’on est tombés d’accord sur le prix, il reste à aller vérifier la moto, puis procéder au paiement et à la passation des papiers officiels.

Pour les vérifications, il faut évidemment tester la bête, s’assurer qu’elle n’a pas de défauts majeurs et que le vendeur ne cache rien… ce qui est très difficile à savoir. La nôtre perdait notamment un peu d’huile, et le vendeur nous a juste dit « ah… j’avais pas vu ! ». Ce n’était pas grand chose à réparer, mais les gros défauts peuvent aussi être cachés.

Payer

Pour le paiement, il se fait toujours en liquide. Les indiens que l’on a rencontré n’utilisaient jamais Paypal, à cause des frais de transaction. Si l’on ne veut pas voir l’offre nous passer sous le nez, il faut donc s’assurer de pouvoir retirer assez d’argent rapidement (le montant des retraits aux distributeurs étant souvent limité à 10 000 roupies).

Concernant les papiers officiels, il est capital de s’assurer que le vendeur fournit bien les formulaires 29 et 30 signés sur toutes les pages en deux exemplaires, ainsi que la RC du véhicule, équivalent de la carte grise chez nous. Il faut aussi penser à vérifier l’assurance de la moto ! Si elle est expirée, demander au vendeur de la renouveler. Ça ne lui prendra pas plus d’une heure.

S’équiper

Il reste maintenant à acheter des casques et éventuellement des portes-bagages/tendeurs (qui ne sont jamais d’office installés sur les motos indiennes) et filer sur les routes de ce beau pays ! … ou presque.

Enfield et sacs à dos
Prêts pour découvrir les routes de l’Inde !

Se déclarer propriétaires

Même si l’on possède les papiers officiels de la moto, nous ne sommes pas reconnus légalement comme propriétaires. Pour mettre notre nouvel achat à notre nom, il faut se rendre dans un RTO (bureau gouvernemental) que l’on trouve dans toutes les grandes villes. Moyennant 150 à 500 roupies (suivant les états) ainsi que tous les documents de la transaction (Form 29, 30 et RC), une photocopie de notre passeport et une photocopie de notre permis (international), l’administration indienne pourra s’occuper de notre cas, et nous recevrons tous les documents sous deux à trois semaines. Félicitations, on peut rouler et klaxonner en toute légalité !

… enfin, presque.

Parce que c’est là qu’intervient notre erreur numéro 3. Les locaux à qui on a posé nos questions ont juste omis de nous préciser le dernier document nécessaire : une attestation de résidence. Et pas de n’importe où : de la ville même où on se trouve lors de l’achat. Mais on est des touristes nous, on n’a pas de preuve de résidence en Inde !

Heureusement, en Inde tout est possible. On contacte l’ancien propriétaire qui fait appel à un agent spécialisé dans ce genre de démarches. Il va juste falloir sortir un poil plus de billets (autour de 3000 roupies) et patienter le temps de la procédure. Trois semaines plus tard, nous voilà propriétaires d’une moto indienne ! … En théorie.

Prévoir du temps

Parce que dans notre cas, c’est sans compter sur l’erreur numéro 1 citée plus haut : le manque de temps. Nous n’avions pas trois semaines à accorder à de nouvelles démarches administratives puisque nos visa expiraient moins d’un mois plus tard et qu’il nous fallait absolument la revendre. Sous les coups de pression de l’ancien propriétaire, nous sommes retournés à Chennai, pour vendre la moto. Ce fut l’erreur numéro 4. En réalité, nous n’avons même pas eu besoin de lui et il ne nous a jamais recontactés… On aurait mieux fait de continuer notre périple et de s’en préoccuper plus tard !

… On laisse tomber, du coup ?

Mais que se passe-t-il si on ne met pas la moto à notre nom ? C’est la question que nous nous sommes beaucoup posée. Au final, si vous n’avez pas d’accident et que vous roulez avec un casque pour ne pas vous faire arrêter/éviter de mourir, rien. Vous perdrez peut être un peu d’argent à la revente, mais rien de bien méchant si vous avez les papiers en règle.

Si vous avez un accident, en revanche, vous ne pourrez pas faire marcher l’assurance du véhicule. Enfin, en tous cas, comme vous n’êtes pas reconnus comme propriétaires, vous ne toucherez rien.

Bref, les règles en Inde sont très complexes et vraiment pas claires. J’essaye au mieux de partager ce que j’ai compris de la situation, après des heures de recherches… Mais toute confirmation/ajout d’information sont les bienvenus !


Rouler en Inde

Maintenant que l’on a (enfin !) la moto, il s’agit de conduire avec. Voici les quelques règles de base qu’il faut toujours garder à l’esprit.

S’adapter aux règles locales

Les routes et la conduite en Inde peuvent paraître folles. Mais si on est un bon conducteur, c’est tout à fait faisable. Moi qui suis très angoissée sur les routes, même en France, j’ai été agréablement surprise une fois sur la moto. J’ai eu bien plus peur dans les bus indiens, notamment dans les montagnes du Kerala !

Finalement, être libre de son véhicule permet de rouler à son rythme et de garder ses distances avec les autres tant que possible. Règle numéro 1 : nous sommes les plus petits, donc les plus fragiles. A nous de laisser la priorité aux fous du volant en bus, rickshaw, camion, voitures, 4×4, et même aux vaches !

Ne pas conduire de nuit

Il ne faut JAMAIS (J.A.M.A.I.S) conduire la nuit. Même un peu, même pas loin, même pour « juste finir le trajet avant demain ». JAMAIS. Il n’y a quasiment aucun éclairage, les indiens ne connaissent pas les feux de croisières (éblouissement garanti) et les animaux en ont rien à foutre qu’il fasse nuit et que vous ne les voyiez pas. J’ai dit « jamais » ? JAMAIS.

Ne pas trop en faire

Les distances sont à prévoir en fonction du pays. En Inde, nous nous limitions à 250-300 kilomètres la journée, ce qui fait déjà environ 6 heures complètes de route pour une moyenne de 50 km/h. Les Royal Enfield ont beau être confortables, on est quand même claqués. Et la fatigue devient dangereuse.

Se protéger

Comme sur toute moto, il faut toujours porter un casque et des vêtements qui couvrent bien la peau. Le bitume n’est pas notre ami.

Ne pas craindre la panne

En cas de soucis mécanique (et il y en aura !), on trouve toujours une solution de dépannage. Il y a des mécano tous les 30 kilomètres dans tout le pays. Et si on est arrêtés au bord de la route, il y a toujours un ou plusieurs indiens qui s’arrêtent pour aider. Ils ont l’habitude des bécanes et savent régler la majorité des soucis classiques. Je me souviens de deux jeunes en scooters qui nous ont sauvé au bord d’une autoroute quasi-déserte? Ils ont bricolé sur les fils de notre moto pour raccorder la batterie qui avait mal été placée la veille par un garagiste. Avec le ciseau de ma trousse de secours (la seule utilité de ce truc là d’ailleurs !), ils ont bidouillé ça en deux minutes. Et on a pu repartir.

Test de la Royal Enfield

La fin du voyage approche… Comment vendre la moto ?

De retour sur les sites

Comme pour l’achat, le meilleur moyen reste OLX.in. Le seul bémol c’est qu’il faut un numéro de téléphone indien pour se créer un compte, mais ça se trouve facilement. Ensuite, il ne reste plus qu’à attendre et à négocier avec les potentiels intéressés. A savoir que les indiens négocieront avant même de venir voir la moto. On gagne tous du temps comme ça ! Nous, ça a été notre erreur numéro 5 : nous avons fait confiance à l’ancien propriétaire qui nous a assuré qu’il remettait l’annonce en ligne pour nous. En réalité, il est parti en vacances et nous avons perdu une bonne semaine sans avoir aucune offre.

Du coup, on a opté pour une solution alternative : Facebook et les pages pour expatriés. C’est comme ça que nous avons trouvé notre acheteur, un Indien basé en Allemagne, qui nous proposait de payer par Paypal (et heureusement, parce que se trimbaler avec 80 000 roupies en coupures sur nous alors que nous quittions l’Inde dans dix jours, c’était pas le top).

Prendre son temps

Le problème, ça a été notre erreur numéro 6 (ça commence à faire !) : nous étions pressés de partir de Chennai. L’acheteur l’a bien sentit et a négocié comme un chef. Il nous l’a achetée pour 1000 euros, soit 300 en dessous son prix réel. Nous le savions, mais nous avons décidé de « payer » pour notre temps en Inde et pouvoir visiter le Kerala. Prévoir du temps pour la revente est donc très important !

Les mécanos, une solution de secours

On peut également vendre son véhicule en demandant autour de soi. Dans les grandes villes, il y a toujours des dizaines de personnes qui cherchent à acheter des motos (locaux, touristes, les gérants des hôtels…). Reste à savoir à quel prix ! On peut aussi aller voir les mécaniciens pour qu’ils nous mettent en relation avec des personnes potentiellement intéressées. Nous l’avons fait sans aller jusqu’au bout. Ils nous ont demandé entre 1000 et 2000 INR de commission… faut pas abuser.

Enfin, il est à noter que revendre une moto dans un autre état que celui où on l’a acheté lui fera perdre un peu de sa valeur : en effet, le nouveau propriétaire devra débourser un peu plus pour faire les démarches administratives, et il nous fera compenser ce coût.

La Royal Enfield porte nos sacs

Malgré la complexité apparente des démarches, acheter et conduire une moto en Inde se fait plutôt facilement. Et le jeu en vaut la chandelle ! Je regrette vraiment de ne pas avoir pu la garder pour visiter le Kerala. Se promener dans les montagnes en moto doit être magique.

Si j’ai écrit ce long article explicatif, c’est parce que je veux garder une trace des informations que l’on a (péniblement) réussies à collecter. Mon nouveau rêve : revenir en Inde, acheter à nouveau une moto (en étant cette fois bien dans les règles) et visiter les magnifiques montagnes du nord ! Ça en jette ou pas ?

Acheter Royal Enfield Inde

Sri Lanka, Inde, Népal, Myanmar, Vietnam et Cambodge… Retrouvez ici le bilan et les anecdotes de nos 6 premiers mois de voyage en Asie !

21 réflexions au sujet de « Acheter, conduire et revendre une moto en Inde du Sud »

  1. Ping : Destination : Inde – Les voyages de Maxylou
  2. Super article pour moi qui projette de passer quelques mois en Inde et d’y voyager en Royal Enfield ! Peux en dire un peu plus sur le fonctionnement de l’assurance stp ? 🙏🏼🙏🏼🙏🏼

    1. Alors ! Grosse question pour nous aussi, c’est loin d’être facile d’avoir des infos. De ce que j’ai compris, il y a l’assurance de la moto elle-même qui est prise par l’ancien propriétaire (on peut lui demander, nous il l’a fait sans soucis). Mais ça c’est juste pour le véhicule, si jamais il se fait emboutir ou abimer sans action de notre part. Il faut que la moto soit à notre nom pour que l’assurance fonctionne (voir la démarche dans l’article).
      Ensuite il y a l’assurance pour nous. Pour celle là, il faut remplir deux conditions : avoir le permis moto (avec traduction internationale), et souscrire à une assurance spéciale pour conduire des véhicules de ce type à l’étranger.
      Autant dire que les voyageurs qui roulent en Inde ne font pas du tout ça (comme en Asie du sud-est d’ailleurs). Nous on avait juste notre assurance voyage. Elle nous couvre en cas d’accident, mais pas en cas de conduite illégale (puisque TECHNIQUEMENT on n’a pas de permis. Même si les Indiens eux mêmes n’en ont pas et que les flics ne fonctionnent qu’au backshish). C’est sur que c’est pas une situation très confortable, à refaire je préférerai vraiment être assurée. Mais c’est la même chose au Vietnam, Cambodge ou Laos, ce qui fait pourtant moins peur aux voyageurs (alors que c’est pire en terme de conduite !).
      Après c’est à voir comment on le sent et surtout faire TOUJOURS très attention (même si le risque est toujours là).

      1. Merci pour ta réponse ! Je me repenche sur le sujet. Visiblement CHAPKA exclu seulement si l’on n’est pas titulaire d’un permis valable en France et dans le pays où l’on se trouve, et si l’on n’est pas en mesure de prouver que l’on est propriétaire du véhicule. ça c’est pour les dommages corporels subis. Mais pour couvrir les dommages corporels et matériels occasionnés aux tiers y’a plus personne !! Du coup je me pose réellement la question de passer mon permis moto en France ou d’apprendre sur la bécane directement en Inde, prendre ce risque…

        1. Salut,

          Vérifie bien mais je suis presque sûr qu’avec CHAPKA la couverture des dommages corporels (et rapatriement etc…) n’est valable que si tu conduis une moto d’une puissance maximale de 125cm2. Je me suis renseigné sur le sujet il y a quelques temps et la seule à couvrir les accidents avec une moto de plus grosse cylindrée est l’assurance AVI Internationale Marco Polo ( https://www.avi-international.com/assurance-voyage/assurance-tour-du-monde ). Il y a même une option sport et loisir qui couvre d’avantage de frais, après je n’ai pas encore trouvé la force de lire le pavé des CVG donc je ne sais pas quelles sont les garanties. D’autre part, je ne sais pas si elle garantie la responsabilité civile dans le cas d’un accident à moto. Je pars en Inde début février donc j’irai me renseigner auprès d’eux en janvier pour connaître l’étendue des garanties (ils ont un espace information à Paris). J’ai eu mon permis moto en France il y a un mois, préférant faire les choses bien et rester dans le cadre de la légalité. Après ça n’engage que moi!

          Bonne journée

  3. Salut Max et Lou. Tout d’abord merci pour cet article génial, il donne accès à pas mal d’informations difficiles à trouver sur les internets, notamment pour la partie « administrative » concernant l’achat d’une moto. J’ai une question et peut-être pourrez-vous m’éclairer. Je compte partir pour le sous-continent dans quelques mois pour une durée minimale d’un an et mon projet est justement de voyager à moto, que je prévois de me procurer à Delhi. Après réflexion je pensais m’acheter une Royal Enfield neuve, mais je vois écris dans votre article qu’il faut prévoir de nombreux mois à l’avance et avoir des contacts en Inde pour faire les démarches. Pourriez-vous être plus précis sur ce que vous avez voulu dire? D’autre part, pensez-vous que pour se déclarer propriétaire d’une moto neuve il y a moyen de négocier soit avec le concessionnaire, soit le RTO, soit avec un local afin de se procurer une attestation de résidence? Merci de votre aide, excellente journée.

    1. Alors pour ta première question : j’avais lu sur internet que les achats de royal Enfield neuves se faisaient par commande. Autrement dit il fallait plusieurs mois entre la commande et la livraison. Et donc ils te demandent une adresse de domicile local dès la commande, potentiellement avant ton arrivée sur place, donc. Des retours d’expérience que j’avais lu, les gens disaient qu’il fallait trouver quelqu’un de confiance en Inde à l’avance pour prêter son adresse et son nom. Mais il faut faire attention parce que ce n’est pas la personne qui paye qui est propriétaire mais celui qui donne son nom. Donc si la personne veut partir avec ta moto, rien ne l’en empêche, vu qu’elle est à elle. Es-tu sur d’en vouloir une neuve ? D’autant qu’elles ne peuvent pas rouler en Europe (à cause des normes de pollution), donc impossible de la ramener à la fin du voyage.
      Pour devenir proprietaire, il y a bien moyen de négocier. Nous c’est ce qu’on a falli faire, sauf qu’il fallait attendre deux semaines pour les démarches et qu’on avait pas le temps. Sur un an, c’est clair qu’il faut faire la procédure jusqu’au bout. Ça je pense que ça se gère sur place sans trop de soucis. Mais je n’ai pas plus d’informations. J’ai écumé des dizaines de sites en anglais pour regrouper le plus d’infos possibles mais globalement ça reste flou…

      1. Et au fait : c’est un super projet ! Si tu as le temps, sache qu’il est possible de passer la frontière Népalaise avec une moto Indienne (tant que tu la revend en Inde au final). Visiter le Népal à moto ça doit être exceptionnel.
        Et le Laddhak est au programme, j’imagine ? Ça aussi ça doit être terrible à moto 🙂

  4. Merci pour tes réponses! Oui effectivement ce matin je suis tombé sur un forum qui parlait de liste d’attente pour les RE neuves, je vais donc très certainement me tourner vers la recherche d’une moto d’occasion en arrivant à Delhi, peut être auprès d’un revendeur spécialisé qui retape les motos et les revend. Du coup pour un moto d’occasion tout peut se régler sur place, pas besoin de prévoir à l’avance? En tous cas merci encore pour ton aide et pour ton article, ça me rassure car la partie administrative a l’air compliquée. Après comme tu dis en Inde tout est possible, donc avec de la patiente je pense que ça ne posera pas de problèmes.

    Nous comptons effectivement nous rendre au Népal et au Ladakh et redescendre par la cote Est jusqu’au Tamil Nadu et Kerala, le tout en prenant vraiment notre temps et en restant dans les endroits qui nous plaisent.

    Bonne soirée à toi et merci encore.

    1. Wah, vous allez vous régaler !
      Je pense qu’il n’y aura pas de soucis du point de vue administratif la bas. On n’a pas croisé d’autres voyageurs à moto sur place mais au Vietnam (ou on voyageait aussi à moto), on a rencontré un allemand qui avait fait exactement comme nous. Donc ça ne doit pas être si rare que ça.
      Regardez ici si il ne vaut pas mieux prendre une Bullet 500 dans votre cas, pour être à l’aise dans les montagnes.
      En tous cas si vous faites un blog ou une gallerie photo, je suis preneuse !
      Bon voyage !
      Lou

    2. Salut je me trouve actuellement en Inde à jaisalmer exactement je vais acheter une moto dans quelques jours pratiquement neuf 900 km c’est un modèle 2018 son propriétaire avec qui mes amis sur place on a un très bon contact va donc me faire toute la paperasse administrative je ne sais pas si tu es déjà arrivé en Inde si oui a tu as déjà acheté je veux bien que tu me refiles les informations si c’est pas le cas reviens vers moi et c’est moi qui te donnerai les informations que j’ai eues après mon achat.

  5. Bonjour super article j’ai bien pris le temps de tout lire de A à Z très bien détaillé je reviendrai ajouter des éléments après l’achat de ma moto si j’en ai de nouveau je compte acheter ma moto neuve enfin 900 km un Indien assez riche qui m’arrange pour le plaisir car il a le cœur sur la main c’est une folie donc tout devrait bien se passer pour moi sans aucun souci niveau administratif comme vous avez pu vous le vivre au cours de votre séjour.. sachant que en plus moi j’ai 6 mois de visa et 6 mois disponible au budget
    Sa aide a d’avoir le temps de prend le temps ..
    Merci à vous pour l’article

    1. Salut Alix !
      Tu vas te régaler en Inde ! Même si tu as des contacts, fait quand même attention aux papiers pour être sûr de ne pas avoir de soucis une fois parti. En tous cas profite bien de ton voyage à moto, et reviens nous donner ton retour 🙂

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