Le jour où j’ai fêté noël avec un camembert grillé et du gin tonic à la framboise

Il y a des moments en voyage où on tente de réaliser ce qui nous arrive, où l’on est et ce que l’on vit. On prend du recul sur la situation en imaginant la tête hallucinée de notre nous d’il y a quelque années face à ces moments improbables. Vous savez, ce genre de moment qui vous font vous exclamer, mi-incrédules, mi-amusés : « nan mais sérieux, qu’est-ce que je fous là ?… ».

Après tous ces mois de voyage, je crois qu’ils sont ce que je préfère. Dérouter la Lou du passé, ça me plait plus que tout. Que ce soit lorsque l’on crève une roue de notre moto au milieu d’une route paumée en Inde, devant une vue incroyable sur les rizières Vietnamiennes, en train de boire une bière Laotienne avec mes nouveaux amis de route en plein nouvel an à la capitale, ou pendant que je galère à respirer en grimpant une montagne Himalayenne, j’essaie toujours de prendre du recul. Je raconte tout ce que je vis à la moi du passé, comme pour lui dire : « Tu t’y attendais pas à celle-là, pas vrai ? ». Constater que ma vie n’est pas prévisible et tracée d’avance est étrangement satisfaisant.

Porteuses dans l’Himalaya… Difficile de croire que nous étions là il y a un an.

Autant cette sensation est assez fréquente quand on se trouve dans un endroit qui nous semble exotique et incroyable (le périphérique de Hanoï, le marché de Pondichéry, les temples d’Angkor ou la surface apaisante du lac Inle…), autant elle peut se faire plus rare dans un pays culturellement proche du notre. En Nouvelle-Zélande, c’est la lumière du ciel qui me fait cet effet la. Quiconque a déjà pu observer l’horizon et la lumière du pays doit comprendre ce dont je parle. Quand on lève les yeux, on réalise tout de suite que l’on est loin de chez soi. Je reconnaîtrais ce ciel entre mille.

Le ciel de Nouvelle-Zélande, au dessus de la mer de Tasmanie
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L’importance des pâtés de sable

L'importance des pâtés de sable

On est un jour de Février, à l’autre bout du monde de notre bout du monde. Les vagues échouent sur le sable dans un calme de surface et les crabes transparents zigzaguent sur la plage. On admire la mer sous le soleil qui frappe, enduits de crème solaire indice 50. C’est bien le minimum vital pour survivre ici avec notre peau blanche de Parisiens qui ont un peu trop traînés dans les montagnes Himalayennes.

L’endroit est désert. A part les quelques restaurants que l’on a croisés cinq cent mètres plus loin (et que l’on ne distingue déjà plus), il n’y a personne autour de nous.

Il faut dire qu’on l’a cherchée, cette plage. Après pas loin de 6 mois de vadrouille sous des climats différents et pas toujours cléments, on s’est accordé une visite moins immersive, une pause dans notre découverte du monde et des autres cultures. Quelques jours sur une île Vietnamienne, sans autre objectif que de profiter du son des vagues et de l’odeur de la crème solaire. On sait que ce n’est pas ici que l’on trouvera les clefs qui nous permettront de comprendre un peu mieux notre planète, mais on a accepté les règles de l’endroit : on ne doit pas se poser de question, juste profiter de la vue et du climat. Point.

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