Passage nuageux au Mont Fuji et visite de la région des 5 lacs

Nos premiers jours au Japon sont spéciaux puisque nous avons retrouvé mon frère dès notre arrivée à l’aéroport de Tokyo. Nous nous étions débrouillés pour que nos vols arrivent en même temps : nous de Nouvelle-Zélande et lui de France. On avait chacun des décalages horaires dans des sens différents, très pratique !

Nous avons passé la première semaine du voyage commun à Tokyo. Parfait pour appréhender le pays et se confronter aux chocs culturels (bonjour, les Maid Cafés et les toilettes qui chantent !). Mais comme Tokyo est une ville que nous avons arpentée à plusieurs reprises, j’ai décidé de sauter cette étape dans mes récits de voyage. Nous y reviendrons plus tard, dans un article dédié. Car il y a vraiment beaucoup à dire sur la capitale Nippone !

Note : Celui qui dit que « ce n’est ni pon, ni mauvais » n’a pas mon respect. Oui je parle de toi, Jo. Je te vois venir.

Quoi qu’il en soit, nous avons quitté Tokyo par le sud en direction du Mont Fuji et de Nagoya. Lény avait insisté pour que nous louions une voiture : nous voici donc sur les routes montagneuses du centre de Honshu, l’île principale du pays.

SOMMAIRE D’ARTICLE


Une banlieue à n’en plus finir

Nous savions que sortir de Tokyo en voiture ne serait pas une mince affaire. Il faut dire que la métropole Tokyoïte est la plus grande du monde, alors forcément… !

On ne se sent pas vraiment comme sur le périph’ parisien : il n’y a pas de bouchons à proprement parler, nous avançons surtout sur des petites rues limitées à 30 km/h. C’est surement pour ça qu’il nous faudra 4 heures pour sortir de l’agglomération.

Mais quoi qu’il en soit, nous finissons par arriver dans la région montagneuse qui entoure le Mont Fuji. Nous sommes en plein hiver, mais la vue est quand même impressionnante. L’ambiance est étrange. On a un peu l’impression d’être un milieu d’un film d’horreur Japonais. Vous savez, le truc filmé caméra à la main, dans une forêt grise de la campagne ?

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Vue sur la région
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Fujikawaguchiko et son sanctuaire

Nous arrivons finalement à Fujikawaguchiko, le village situé au pied du Mont Fuji. Puisque nous avons une voiture et notre tente, nous décidons d’économiser une nuit hors de prix à l’hôtel en faisant du camping sauvage.

Mais avant d’aller manger un bout et de trouver un endroit pour poser la tente, nous nous arrêtons au sanctuaire Kitaguchi-hongu Fuji Sengen. J’ai les pieds en sang à cause de mes chaussures (qui ont décidé de faire des siennes à Tokyo, alors que je les avais pourtant depuis 6 mois) et laisse donc Lény et Max partir explorer sans moi. Évidemment, ils décrivent leur balade comme « le plus beau truc que l’on a vu dans le pays depuis notre arrivée ». Max en parle encore aujourd’hui, c’est dire. Mais bon, je sais qu’au fond, ils sont surtout satisfaits d’avoir vu le temple sans moi ! 😉

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Chemin du temple
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La nuit tombe en cours de route

On reprend la route le temps de trouver un petit resto. Comme d’habitude, le propriétaire ne parle pas Anglais, mais nos signes suffisent à nous faire comprendre. Il faut dire que c’est une région très touristique, donc ils ont l’habitude des occidentaux !

Resto à la Japonaise

Nuit fraîche en camping sauvage

Après ça, nous profitons du fait qu’un parc soit indiqué comme « free camp » sur Maps.me et allons nous installer là-bas. Pas sûre que ce soit un vrai lieu référencé, mais il n’y a personne et on a accès à des toilettes publiques chauffées. Que demande le peuple ?

Nous laissons un de nos duvets à Lény qui reste dormir dans la voiture. Au début de la nuit, ça se passe bien. Mais il se met à pleuvoir et l’eau se met à geler. Il faut dire que nous sommes début mars et que nous sommes toujours en hiver, qui plus est en altitude. Avec un seul duvet pour deux, il nous faut cumuler les couches pour lutter contre le froid. Vers 5h, le soleil se lève et avec lui arrive la chaleur. Nous dormons alors plus tranquillement.

… Tellement tranquillement, d’ailleurs, que ce sont des touristes promeneurs qui nous réveillent à 9h du matin. Pas volontairement, mais on comprend quand même qu’ils étaient bien intrigués de nous voir là, à côté du temple. On remballe donc rapidement les affaires et on rejoins Lény à la voiture.

Le parc où l’on a passé la nuit

Le Mont Fuji : tu l’vois… tu l’vois plus

Si ce premier réveil en camping fut un peu stressant, la vue, elle, est ravissante. Le ciel est d’un bleu parfait et on voit clairement se dessiner le fameux Mont Fuji au loin. On est tout excités !

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Photo souvenir !

Nous empruntons donc le chemin qui mène au sommet du mont en voiture. Il nous faut payer près de 20 euros pour pouvoir entrer. Je me demande un peu quel est l’intérêt de monter en haut, puisque c’est à priori le plus mauvais endroit pour observer le mont lui même… Mais bon, on le tente quand même.

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Chemin qui mène au sommet

Et malheureusement, à peine quelques minutes plus tard les nuages apparaissent et couvrent le sommet et la route. L’ascension perd immédiatement en intérêt. Arrivés à mi chemin, on nous demande de nous garer. En hiver, il est impossible d’aller plus loin. Du coup la déception est d’autant plus forte. Le pire, c’est qu’il y a beaucoup de touristes, qui photographient… le ciel gris. Mouais.

Je me demande ce qu’ils photographient…

De temps en temps le ciel se dégage et on entraperçoit « Fuji-san »… Mais on repart quand même un peu frustrés… Il faudra revenir en été et s’occuper de son cas 😉

On pourrait PRESQUE voir le Mont

Fujigoko, la région des 5 lacs

Pour continuer la journée, nous partons découvrir la région des 5 lacs. Il s’agit d’un endroit où il fait bon vivre pour passer quelques jours de vacances pas très loin de la capitale. On peut en effet visiter les différents lacs et admirer le reflet du mont Fuji sur la surface de l’eau. En été, les fleurs colorées viennent animer le paysage, et en automne il faut plutôt venir pour les tons orangés des feuilles d’arbres. Quant au printemps, c’est les fleurs de cerisiers qui valent le détour !

Malheureusement, nous y étions en hiver. Et c’est pas le top, car il fait trop froid pour avoir envie de se claquer une petite rando dans la région. Nous nous sommes donc contentés de se promener en voiture et de faire quelques arrêts au bord de lacs.

Jolie vue hivernale
« Dépêche-toi, on se gèle ! »
Le lac Saiko
Bord de route et bord de lac
Maxou part à la rame ?
Au revoir les lacs !

Après ce passage express dans la région (et une nuit bien fatigante !), nous reprenons la route du Sud. Prochaine étape : Nagoya et son fameux poisson doré !

Les routes Japonaises sont… spacieuses

D’autres récits de voyage autour du Mont Fuji :

« Kawaguchiko Japon – A la découverte du Mont Fuji et du lac Kawaguchi » (Asian Wanderlust)

« Ascension au Mont Fuji : tout pour une randonnée parfaite » (Gaijin Japan)

« Mont Fuji : ascension de nuit par le Gotemba Trail » (Blog Japon de Julien)

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