De Stockholm à l’île de Öland
Après notre visite de Stockholm, nous louons une voiture pour nous diriger vers le sud de la Suède, dans l’espoir d’augmenter nos chances de croiser le soleil.
Louer une voiture en Suède est coûteux mais simple et pratique. Les autoroutes sont gratuites, à l’exception de deux péages situés à l’entrée et à la sortie de Stockholm et de Göteborg. En revanche, le coût le plus élevé a été de ne pas rendre le véhicule au même point de départ. Au total, nous avons payé 500 euros pour 4 jours de location (essence comprise).
C’est un budget élevé, mais nous avons tenté de compenser en utilisant ce moyen de transport pour faire du camping sauvage.
Passage par Kalmar
Le premier soir, après environ 5 heures de route, nous faisons halte à quelques dizaines de kilomètres de Kalmar, sur le bord d’un lac, pour notre première nuit en camping sauvage au bord d’un lac.
Le lendemain matin, à Kalmar, nous faisons une pause pique-nique dans un parc. Puis nous reprenons la route et traversons le pont de Kalmar qui mène à l’île de Öland. Ce pont est impressionnant : 6 km de long, l’un des plus longs d’Europe, avec vue sur la mer des deux côtés.
Arrivée sur l’île Öland
Nous voilà sur Öland ! Sur 140 km de long et environ 10 km de large, l’île est réputée pour être le terrain sur lequel a eu lieu un immense massacre il y a plusieurs centaines d’années dont les raisons restent énigmatiques, ce qui est intrigant, et les budgets des archéologues n’ont pas été débloqués pour s’y intéresser. En bonus, on peut y voir de jolis moulins historiques.
Après seulement quelques minutes de voiture sur la route principale, nous optons pour le sud de l’île, laissant le nord pour le lendemain, et nous tombons sur les premiers moulins sur notre route.
Après une pause photo près des moulins, nous poursuivons vers le sud jusqu’à une réserve naturelle protégée. Un sentier de randonnée est prévu pour visiter le parc, et le soleil décide de se montrer un peu.
Randonnée jusqu’au phare
Nous commençons la randonnée bleue, qui fait environ 4 kilomètres aller simple jusqu’au phare au bout de l’île.
Le décor est varié : parfois sec, parfois très vert, parfois rocailleux. Des animaux vivent librement autour de nous — moutons, biches, vaches, oiseaux — et il y a très peu d’humains, ce qui offre beaucoup d’espace et une sensation de calme.
Les paysages sont beaux et apaisants. Le soleil et le vent dans les cheveux font que les kilomètres passent rapidement. Sur le chemin, on découvre de petites ruines datant d’une époque antérieure aux Vikings.
Finalement, nous atteignons le phare et poursuivons notre marche pour l’atteindre. Au pied du phare se trouvent un restaurant et une réserve d’oiseaux. Nous nous installons près de la mer pour observer des otaries et des cygnes.
Après une courte pause, nous faisons le trajet inverse (4 km à nouveau) puis entamons une deuxième randonnée (balisée en rouge) qui forme un cercle un peu plus au nord sur 6 kilomètres.
Le paysage est plus sec et plus plat de ce côté. Nous longeons la mer avant de revenir vers le centre de l’île pour récupérer la voiture.
Quand le soleil se fait plus rare, nous cherchons un endroit pour notre deuxième nuit en camping sauvage. Nous repérons un petit champ au bord de la mer et y plantons notre tente (ce n’était peut-être pas la meilleure idée du voyage, mais nous en parlerons dans l’article dédié à nos solutions de logement en Scandinavie).
Le nord de l’île
Après notre nuit, très courte, en camping sauvage au bord de la mer, nous décidons d’aller visiter le nord de l’île d’Öland.
Le temps est bien moins clément que la veille : il menace de pleuvoir et un brouillard dense gêne complètement la vue. Nous faisons une pause petit-déjeuner en bord de route, avec vue sur une église locale typique de la région (pain suédois et confiture de hjortron pour rester dans le thème).
Après un autre arrêt pour acheter à manger à Borgholm (la plus grande ville de l’île), nous reprenons la route pour nous arrêter près d’une plage indiquée dans le guide. Il s’agit d’une plage de galets qui doit certainement être magnifique sous le soleil, mais sous la brume, l’effet rendu est tout simplement mystique.
Nous reprenons de nouveau la voiture, déjeunons sur une aire de repos parfaitement aménagée (toilettes sèches comme un peu partout en Suède, table abritée, arrivée d’eau…) et repartons pour notre prochain arrêt : le plus vieux moulin de l’île. Il a naturellement été aménagé pour accueillir les touristes et propose un restaurant ainsi que des visites guidées (que nous n’avons pas souhaité faire). Nous nous arrêtons juste pour le regarder sous toutes ses coutures et pour prendre quelques photos.
Quelques kilomètres plus loin, nous découvrons les carrières de pierre d’Öland. Nous arrivons d’ailleurs en même temps qu’un car de touristes, alors nous attendons leur départ avant de nous aventurer sur les cailloux. La formation rocheuse est assez impressionnante, et encore une fois, le brouillard vient “mystifier” la scène.
Et c’est reparti ! Nous continuons notre chemin jusqu’à l’extrémité nord de l’île. Même si la pluie menace, nous ne nous démotiverons pas et garons la voiture pour nous promener dans la forêt. Encore une fois, nous croisons presque personne et empruntons des petits sentiers (balisés de façon parfois complexe) avec pour objectif d’atteindre la plage décrite dans le guide comme « la plus belle plage de l’île ». Comme nous avons enfin un guide sur nous, autant s’en servir !
La balade est agréable, même si elle ne vaut pas celle de la veille.
Après environ 5 km, nous arrivons à la plage en question… qui se trouve au milieu d’un camping de luxe. Déception : il faut traverser des parcours de mini-golf, des appart-hôtels, des super-marchés et même un parc d’attractions ! Cela casse un peu l’ambiance « naturelle » dans laquelle nous avions évolué jusqu’ici. De plus, la plage ne nous semble pas si impressionnante, même en tenant compte du temps.
Nous ne nous attardons pas et faisons le chemin inverse. Une fois dans la voiture, nous redescendons la côte pour traverser le pont de Kalmar et rejoindre le continent.
Avant d’aller découvrir Göteborg, il nous reste encore à explorer la route des verreries : à suivre…
