Arrivée en Inde du Sud : Chennai et Mahadalipiram

ChennaiAprès le Sri Lanka, je suis arrivée à Chennai, sur la côte sud-est de l’Inde.

Je ne sais plus comment on avait choisi cette ville, surement parce que c’était une des six villes indiennes disposant d’un aéroport international…

En tous cas, quand je suis arrivée, Max avait acheté une moto et il nous fallait attendre de recevoir les portes-bagages pour commencer notre road-trip. Pas de chance pour nous, nous étions en pleines fêtes sacrées indiennes et toutes les livraisons étaient en pause. Nous avons donc passé cinq jours à Chennai.

Chennai est une grosse ville indienne, avec tout ce que ça implique en terme de monde, de bruit, d’odeur et de circulation. Je ne sais pas si c’est parce que je venais du Sri Lanka ou si on m’avait tellement alarmée sur le pays que j’étais préparée à tout, mais je n’ai pas eu de choc incroyable en arrivant à destination. A part la chaleur étouffante (même à 21h…), le reste était plus intriguant qu’oppressant. C’est coloré et vivant. La circulation a ses propres règles (on peut marcher sur la route et les voitures et motos nous laisseront toujours la priorité). Les klaxons ne sont pas des klaxons d’engueulades comme chez nous, ils sont là pour signaler aux piétons et aux vélos qu’on est derrière eux, comme au Sri Lanka. C’est presque une forme de politesse. Une fois qu’on comprend ça, tout est perçu différemment. 

Certains touristes que j’ai rencontré dans la ville m’ont pourtant dit le contraire : « Now that we saw Chennai, I think we’re ready for everything! ». Ca doit dépendre des gens… 

En tous cas, la ville en elle-même n’a pas beaucoup d’intérêts touristiques. Elle a beau être près de la mer, il y a peu de points de baignades (voire pas, vu l’état des plages… !).

En marchant dans les rues au hasard, nous sommes tombés sur quelques belles églises et temples hindouistes.

Vu que nous avions la moto (et les casques !), nous sommes allés voir la Elliot’s Beach

C’est une vraie plage à l’indienne. Les gens se mouillent tout habillés (y compris les enfants). De toutes façons, vu la puissance des vagues et du courant, je ne crois pas qu’il soit conseillé de se baigner réellement. 

En nous promenant sur la plage, nous avons vu un événement assez fou. Des centaines d’indiens et indiennes étaient en train de faire du yoga en même temps. On a regardé un peu de quoi il s’agissait, et en fait c’était une tentative de guiness world record de la position de yoga tenue en simultanée par le plus de monde possible. C’était hyper marrant à voir.

Une fois que nous avons enfin reçu les porte-bagages, nous avons pu partir pour Pondichéry. En chemin, nous nous sommes arrêtés pour voir la « boule de beurre de Krishna ». 

Situé près de la ville de Mahabalipuram, ce rocher est impressionnant parce qu’il semble sur le point de dégringoler de la falaise à tout moment et défier l’apesanteur.

Tout le site est d’ailleurs magnifique. On y trouve des grottes sculptées, des temples en pierre et des sculptures de granites, le tout dans un parc calme et reposant ou pique-niquent les familles indiennes.

On sent tout de suite la proximité avec Pondichéry puisque l’on rencontre vite des indiens qui apprennent le français et veulent discuter avec nous (de manière très… insistante parfois).

Après cette petite pause, nous reprenons notre route pour Pondichéry, la ville française de l’Inde (spoil : on a adoré).


Sri Lanka, Inde, Népal, Myanmar, Vietnam et Cambodge… Retrouvez ici le bilan et les anecdotes de nos 6 premiers mois de voyage en Asie !

3 réflexions au sujet de « Arrivée en Inde du Sud : Chennai et Mahadalipiram »

  1. Cette jolie église n’est pas n’importe laquelle : il s’agit de la basilique de Saint Thomas où se trouverait le tombeau de cet apôtre de Jésus qui selon d’anciennes traditions serait venu évangéliser les Indes.
    Quand les Portugais sont arrivés en Inde au XVIe s. ils ont considéré ces chrétiens (qu’on appelle souvent les chrétiens de saint Thomas) comme des hérétiques et ont voulu les forcer à adopter le catholicisme. Ils ont résisté et existent toujours aujourd’hui, essentiellement au Kerala

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