Hanoï, la capitale Vietnamienne, nous met l’eau à la bouche

Hanoï

Première étape de notre road trip en Asie du Sud-Est, nous n’avons pas réellement visité Hanoï, la capitale Vietnamienne. Nous étions ici avec un objectif bien précis : trouver la moto qui allait nous emmener dans tous les recoins du Vietnam, du Cambodge et du Laos. Importante mission !

Pour autant, ce fut mon premier contact avec le pays, et j’ai vraiment aimé la ville.

Quand on lit les avis des voyageurs sur Hanoï, on trouve souvent les mêmes choses. La ville est étroite, bruyante, polluée et angoissante. C’est d’ailleurs comme ça que Max me l’avait décrite aussi avant que l’on y arrive. Ça ne présageait rien de bon pour moi.

Une ville qui grouille

Et c’est vrai. Les rues sont bien trop étroites pour accueillir les 7 millions d’habitants qu’elle regroupe. Les trottoirs sont impraticables, tantôt meublés par des stands de rue improvisés, tantôt empruntés par les scooters qui roulent à contre-sens ou qui cherchent à se sortir des interminables bouchons. Même le train passe au milieu des habitations, sans aucune protection sur la voie. Il faut esquiver tout ce beau monde en parlant suffisamment fort pour surmonter le bruit ambiant et espérer ainsi poursuivre sa conversation.


Un surprenant coup de cœur

Pourtant, Hanoï est arrivée pile au bon moment dans notre voyage : le moment où j’avais besoin d’une ville, avec des enseignes occidentales, des fastfoods, des bars ouverts toute la nuit et des rues bien animés et musicales. Ben oui, il faut croire que ce jour est arrivé, finalement, moi qui fuit d’habitude les villes comme la peste !

Mais là, après les cinq derniers mois passés entre l’Inde, le Népal et la Birmanie, Hanoï avait une petite saveur familière, tout en étant pourtant dépaysante à souhait.

Nous avons passé cinq jours dans la capitale. Notre temps a été occupé entre les recherches de moto et celles pour un ordinateur (puisque le mien venait de rendre l’âme), ainsi que les quelques check-up médicaux que je devais faire. Nous n’avons visité aucun musée, et je ne suis même pas allée sur le lac, réputé pourtant comme étant le seul endroit « à voir » de la ville.

Mais j’ai aimé Hanoï. Le coût de la vie est faible (notamment pour nous qui venions de Birmanie) et nous pouvions nous faire plaisir comme nous ne l’avions pas fait depuis un moment. Boissons chaudes dans des cafés hyper confortables, pizzas ou même kebab… ! Mais la nourriture Vietnamienne n’était pas en reste non plus. La bouffe de rue est présente absolument partout et le choix est extrêmement varié (tofu, bao, pho, et autres plats aux noms inconnus). Découvrir tout ces nouveaux plats alors que je me lassais clairement de la nourriture Birmane était pour moi une renaissance ! J’ai notamment trouvé une enseigne qui fait des mochis (desserts japonais que j’adore plus que tous les desserts du monde !!) et je savourais chaque jour un nouveau parfum.

Bref, si je ne m’attendais pourtant pas à aimer la capitale, Hanoï m’a étrangement fait beaucoup de bien.


Missions réussie : début de notre road trip !

En cinq jours, nous avons trouvé mon ordi et la fameuse moto ! Ce sera une Honda Win Detech 110cc. Après mûres réflexions, nous préférons ne prendre qu’une moto pour deux. Les coûts seront beaucoup moins élevés (essence, huile, réparations, coûts aux frontières ou sur les bateaux) et c’est plus simple pour la conduite. Nous avons pris un modèle un peu plus puissant que celui des backpackers classiques puisque la moto doit nous porter tous les deux, plus nos bagages. Espérons que cela suffisse !

En tous cas, nous quittons Hanoï bien équipés pour nous rendre à la première étape de notre road trip : Ninh Binh.


Edit : retours à la capitale

Lors de notre road trip en Asie du Sud-est, nous sommes revenus à plusieurs occasions à Hanoï. Et à chaque fois, le verdict fut le même : j’adore cette ville ! Je comprends toujours les critiques qu’on lui adresse, mais sans que je sache pourquoi je lui pardonne tous ses défauts. Manger un délicieux bun cha au bord d’une route bondée et colorée, me perdre dans les rues étroites et me plaindre de la chaleur étouffante… Ça me manque rien qu’en l’écrivant !


Sri Lanka, Inde, Népal, Myanmar, Vietnam et Cambodge… Retrouvez ici le bilan et les anecdotes de nos 6 premiers mois de voyage en Asie !

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